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Sexualité
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La notion de sexualité couvre trois domaines distincts mais connexes :
:# La sexualité est une fonction que partagent tous les êtres vivants selon des modalités plus ou moins complexes ;
:# La sexualité chez l'être humain est un discours et une réflexion sur cette fonction élémentaire ;
:# La sexualité donne lieu à des régulations sociales qui participent à l'organisation de la société.
C'est selon la première acceptation que le mot apparaît dans le jargon technique de la zoologie dès 1800. Il ne devient courant et ne recouvre les deux autres définitions que vers la fin du . Selon Anthony Giddens, il est alors lié à la tentative de tenir soigneusement en bride l'activité sexuelle des femmes : « Ainsi la sexualité émergea-t-elle avant tout comme une source d'inquiétude, requérant des solutions bien spécifiques ; de ce point de vue, les femmes aspirant au plaisir sexuel ont quelque chose d'éminemment contre naturel.»
Une fonction des êtres vivants
Ce qui caractérise le monde vivant et végétal en général c'est que chaque espèce, de l'organisme unicellulaire aux vertébrés évolués se comporte de telle façon qu'elle manifeste ce qui peut apparaître comme une volonté de survivre en tant qu'espèce, alors que les individus sont amenés individuellement à disparaître.
Alors que les organismes unicellulaires se reproduisent par fission avec un niveau d'échange génétique très restreint, on ne peut parler de sexualité que chez les organismes pluricellulaires car c'est avec eux qu'une partie des cellules se spécialise en s'orientant vers la reproduction. Cette spécialisation augmente considérablement le niveau des échanges entre les individus et donc les possibilités d'évolution ou de mutation par le brassage du matériel génétique résultant de ces échanges.
Au fur et à mesure que l'on progresse sur l'échelle du monde vivant, il semble apparaître ce que l'on pourrait appeler une liberté de choix de plus en plus grande des individus. En effet, chez les organismes les plus simples du monde vivant, les échanges sexuels semblent soumis à une programmation qui ne laissent que très peu de place aux comportements individuels alors que chez les mammifères les plus évolués, des possibilités d'initiatives plus grandes semblent lui donner l'opportunité d'échapper en partie au déterminisme.
Avec l'homme dont les capacités cérébrales lui ont permis d'élaborer la dimension du symbolique et sa corrélation, l'imaginaire, la part du déterminisme semble encore plus restreinte mais ce serait sans doute une erreur de penser qu'elle a totalement disparu et certaines interrogations "naïves" sur ce qui pousse l'homme à se reproduire dans un monde tellement hostile feraient bien de prendre en compte cette part de notre héritage biologique.
Reproduction et programmation
Les études éthologiques montrent que la reproduction des insectes, des poissons et des oiseaux semble se ramener à un échange de stimulus-réaction. Ceci signifie en pratique que les individus dans une espèce donnée s'échangent des signaux codés et programmés pour chaque espèce. Les signaux employés par chaque espèce sont fondés sur des couleurs, des postures, des mouvements de certaines parties du corps. Ceci est vérifiable expérimentalement à l'aide de leurres qui peuvent se réduire, par exemple pour certains oiseaux, à une silhouette qui, présentée dans la bonne orientation, va déclencher une réponse appropriée marquant l'acceptation de l'acte sexuel.
Il s'agit là d'une imprégnation qui s'opère dès les premiers jours de l'existence de ces animaux. Konrad Lorenz a ainsi pu montrer que certains oiseaux privés dès l'éclosion de leur mère et élevés par des humains répondaient par des postures typiques d'acceptation de la copulation lorsque certains mouvements de la main étaient produits par l'expérimentateur. Il ne s'agit pas alors, pour ces espèces animales, d'une rencontre entre individus, au sens où l'autre serait perçu en tant que tel, mais simplement du développement d'un programme adapté déclenché par un signal spécifique.
Ceci nous explique pourquoi Lorenz peut affirmer que «la formation d'un acte instinctif ressemble à un organe.» (Sur la formation du concept d'instinct). On peut le dire autrement : l'instinct pour une espèce donnée est un programme qui se développe quand certaines conditions sont remplies.
Chez les mammifères inférieurs la copulation est encore dépendante de façon étroite d'un échange de signaux innés ou appris même si ceux-ci sont plus variés et font notamment entrer une dimension sensorielle.
Mais chez les anthropoïdes il semble bien que l'on accède à quelque chose de nouveau qui permet un certain accès à l'individuation. Les documentaires animaliers nous ont habitués à regarder et à reconnaître un certain érotisme chez les singes supérieurs : cérémonie de l'épouillage mutuel, jeux buccaux, jeux sociaux en tout genre. Il y a là l'amorce d'une prise en compte de l'individu, une rencontre qui peut nous sembler une ébauche par rapport à nos comportements humains mais qui traduit un véritable saut qualitatif.
Sexualité chez les mammifères
Chez les mammifères supérieurs, ce qui apparaît particulièrement frappant c'est la complexité plus grande du phénomène sexuel qui fait apparaître la coexistence de deux grandes caractéristiques :
:# La périodicité qui apparaît comme une règle générale du monde animal. Les primates, comme la très grande majorité des espèces animales, ne s'accouplent qu'à des périodes données de l'année. Il a été établi que ces périodes sont conditionnées par des facteurs climatiques, comme les variations de température, la luminosité qui stimulent l'hypothalamus qui à son tour donne un signal à l'hypophyse pour enclencher le cycle de formation des gonades. Ceci reste vrai chez les singes et les anthropoïdes pour qui la femelle n'est attirante sexuellement qu'à certaines périodes de l'année.
:# La dimension sociale qui reste une caractéristique des singes et des anthropoïdes. Des expériences d'asocialisation ont été menées auprès de certains singes : ils sont isolés, privés des relations sociales qu'ils auraient entretenues avec leurs congénères pendant la période de leur développement. Arrivés à maturité sexuelle et mis en présence les uns des autres, il apparaît qu'il leur manque quelque chose d'essentiel qui favorise la rencontre sexuelle. Les mâles se comportent comme s'ils ne savaient comment pratiquer l'intromission ; la femelle de son côté ne prend pas la posture adéquate. Le comportement de ces sujets traduit un trouble auquel ils ne savent pas donner la réponse appropriée.
Bien plus, les rares couples qui parviennent au coït se comportent ensuite de façon tout-à-fait inhabituelle quand la femelle a mis bas ses petits. Elle ne s'en occupe pas, se montre rejetante et n'arrive pas à établir les règles sociales qui sont celle de son espèce.
En dehors de toute expérimentation, l'observation de babouins en liberté a montré que les jeunes mâles qui sont arrivés à maturité sexuelle à l'âge de cinq ans ne peuvent accéder au coït avant l'âge de dix ou onze ans, c'est-à-dire à un moment où ils ont acquis un statut social suffisant dans leur groupe social. Entre cinq et dix ou onze ans, non seulement ils se voient découragés dans leurs tentatives par les autres mâles dominants mais les femelles les repoussent.
Tous ces éléments montrent que la sexualité des singes n'est pas uniquement dépendante de la maturation physiologique : les jeunes singes apprennent par la socialisation, leur maturation dépend de l'exercice précoce des règles de socialisation de leur groupe.
Comportement sexuel des mammifères
(en cours de rédaction)
La sexualité humaine
L'être humain est un mammifère, c'est-à-dire que nous nous rattachons pleinement au monde animal même si nous n'avons que trop tendance à l'oublier. À ce titre, l'homme partage avec le reste du monde animal ce tropisme à la perpétuation de l'espèce qui se manifeste même aux pires moments historiques de l'humanité. Mais à la différence du monde animal, il a développé une aptitude spécifique, le langage, qui lui a permis d'accéder à la conscience de soi et du monde dans lequel il est inséré. Cette aptitude a sans doute contribué à diminuer la part purement instinctuelle en lui pour donner une place prédominante aux règles sociales et la réflexion, productrice de discours qui influent fortement sur le comportement de notre espèce.
Données physiologiques
Analyse anthropologique
Les discours sur la sexualité
Liens internes
- Sexualité humaine
- Sexualité infantile
Catégorie:Sexualité
Catégorie:vie quotidienne Catégorie:Relation humaine Catégorie:Sexologie
Catégorie:Physiologie
ZoologieCatégorie:Discipline scientifique Catégorie:Zoologie
La zoologie est la science qui étudie les animaux.
Subdivisions
La zoologie comporte de nombreuses subdivisions, en fonction du groupe animal étudié. Les principales sont :
- l'anthropologie, l'étude de l'homme
- l'entomologie, l’étude des insectes
- l'herpétologie, l’étude des reptiles et amphibiens
- l'ichtyologie, l’étude des poissons
- la mammalogie, l’étude des mammifères
- l'ornithologie, l’étude des oiseaux
Voir aussi
- Le règne animal
- Une Liste des zoologistes par pays
ja:動物学
ko:동물학
ms:Zoologi
simple:Zoology
th:สัตววิทยา
1800Catégorie:1800
Cette page concerne l'année 1800 du calendrier grégorien.
Événements
- La population de la Terre s'élève à quelque 900 millions d'Hommes.
- 21 mars : Élu le 14 mars, le cardinal Barnaba Chiaramonti devient pape sous le nom de Pie VII. Fin du pontificat en 1823).
Europe
- Acte d'Union rattachant l'Irlande au Royaume-Uni. Le parlement irlandais acheté par l'Angleterre décide l'union avec celle-ci.
France
- Bonaparte crée les fonctions de préfet et de sous-préfet. Il demande à Cambacérès de composer le Code des Lois.
- Création de la Banque de France.
- 16 mai (26 floréal an VIII) : Premier recensement général de la population en France
- 24 décembre (3 nivôse an IX): Attentat manqué à la « machine infernale » contre le Premier Consul Napoléon rue Saint-Nicaise à Paris.
lkih
Guerres napoléoniennes
- 15 mai : Napoléon Bonaparte traverse les Alpes et envahit l'Italie
- 14 juin : Victoire de Bonaparte et de Desaix à la bataille de Marengo contre l'armée autrichienne
- 5 septembre : L'île de Malte, qui était occupée par les Français, est conquise par les troupes britanniques.
- 3 décembre : Bataille de Hohenlinden : l'armée française inflige une défaite aux troupes autrichiennes.
- Les Autrichiens occupent la région de Nice.
Afrique
Amériques
Amérique du Nord
- L'esclave noir Gabriel mène un soulèvement infructueux à Richmond, en Virginie aux États-Unis.
- La France récupère de l'Espagne le territoire américain de Louisiane par le traité secret de San Ildefonso.
- Le siège du gouvernement américain est transféré à Washington.
- Fin de la construction de la maison blanche, elle est dès lors habité par le président John Adams et sa femme.
Amérique latine
Asie
- Les Anglais commencent à importer de l'opium en Chine.
Océanie & Pacifique
Proche-Orient & Monde arabe
- 27 juin : Le pacha de Tripoli, Youssouf Karamanli déclare la guerre à la Suède en coupant le mât du drapeau qui flottait sur le consulat.
Arts & cultures
- Fondation de la Bibliothèque du Congrès américain.
- Jacques-Louis David peint le portrait de Mme Récamier.
Sciences et techniques
- Le rayonnement infrarouge est découvert par l'astronome anglais Wilhelm Herschel
- Le chimiste anglais Sir Humphry Davy annonce les propriétés anesthésiques de l'oxyde nitreux (gaz hilarant).
- Le savant italien Alessandro Volta construit la première pile électrique.
- 7 janvier : Millard Fillmore, futur président des États-Unis († 1874).
- 1 février : Brian Houghton Hodgson, servant civile, ethnologiste et naturaliste anglais († 1894).
- 12 février : John Edward Gray, zoologiste britannique († 1875).
- 23 février : William Jardine, naturaliste écossais († 1874).
- 3 mars : Heinrich Georg Bronn, géologue allemand († 1862).
- 28 mars : Johann Georg Wagler, herpétologiste et ornithologue allemand († 1832).
- 5 mai : Louis Hachette, édteur français, († 1864).
- 22 septembre : George Bentham, botaniste anglais († 1884).
- 23 octobre : Henri Milne-Edwards, zoologiste français († 1885).
- 25 décembre : John Phillips, géologue anglais († 1874).
- Charles-Michel Billard, pionnier français de la pathologie infantile († 1832).
- 1 janvier : Louis Jean-Marie Daubenton, naturaliste français (° 1716).
- 14 juin :
- Jean-Baptiste Kléber, (assassiné en Égypte) général en chef français (° 1753).
- Louis Charles Antoine Desaix de Veygoux, général en chef français, mort à la bataille de Marengo (° 1768).
- 10 septembre : Johann David Schoepff, zoologiste, botaniste et médecin allemand (° 1752).
Voir aussi
- an VIII, an IX du calendrier républicain
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ms:1800
Symbolique
Définition
La symbolique ou Symbologie désigne la science des symboles en général ou celle des symboles propres à un peuple, une culture, à une religion, etc. [ex: la symbolique biblique]. Là où le signe est convenu et, dans la mesure du possible, totalement univoque, le symbole suggère, évoque, sans la circonscrire, une réalité plus profonde.
Il faut admettre que toute action, hormis l'action réflexe (comme retirer la main d'un fer à repasser brûlant), peut être considérée comme symbolique. Pris dans ce sens, cela veut dire que le cerveau a converti une donnée sensitive en une « représentation mentale »; dans bien des cas cela signifie organiser des données sensitives en indices, les indices en tableaux, trouver des relations entre les tableaux, en un mot comprendre. Dans ce contexte, les transformations symboliques (conversions des données sensorielles en symboles) sont la base même des pensées humaines.
Les symboles n'ont pas seulement la fonction de recréer des données sensorielles, elles permettent à l'être humain de recréer les circonstances émotionnelles entourant ces données, de recréer au moyen de symboles un flux de pensée et d'émotions reliés entre eux. Les symboles sont souvent extériorisés au moyen des mots.
Toutes les cultures ont produit une symbolique et son domaine d'expression est varié :
- les couleurs,
- les formes,
- les nombres,
- les animaux,
- les végétaux : fleurs, arbres, fruits,
- la matière : minéraux, métaux, les 5 éléments, les tissus,
- etc.
L'adjectif symbolique s'applique à ce qui sert de symbole, à ce qui a le caractère d'un symbole [ex: une figure symbolique, une peinture symbolique].
Symbolique et psychanalyse
Voir aussi : Réel symbolique imaginaire
La psychanalyse a fourni une interprétation des symbolismes du rêve portés à en traduire les signes apparents, en prenant en compte des phénomènes signifiants fonctionnant à la fois comme manifestes et d’une façon latente.
Le symbole se comprend ici comme moyen pour le désir de se voiler, de ne pas se laisser entendre : il s'agit d'un mécanisme de défense du système conscient. Parmi les différentes opérations que sont le travail du rêve, et qui visent à se défendre de pensées inconscientes, l' élaboration secondaire décrit l'effort psychique de fonder un rêve présentant un scénario cohérent, et utilisant la symbolique, ce qui aboutira à une étonnante condensaation.
Le symbolique prendra beaucoup d'importance dans la suite de la psychanalyse. L'analyse structuraliste amènera en effet à assimiler langage (ou discours) et symbolique.
Symbolique et littérature
En littérature, le terme désigne un énoncé narratif ou descriptif polysémique, susceptible d'une double interprétation sur le plan de la réalité et sur le plan des idées.
- [http://www.dominique-aubier.org/france/dokumente/heidelberg-poesie-fr.html Le symbolisme dans la poésie. Le symbolisme, premier outil de la civilisation de l'Universel. Hommage au poète Léopold Sédar Senghor.]
Voir aussi
- symbole | Symbolisme
Catégorie:Symbolique
Konrad LorenzKonrad Zacharias Lorenz, plus connu sous le nom de Konrad Lorenz, biologiste et zoologiste autrichien, né le 7 novembre 1903 à Vienne, décédé le 27 février 1989.
Biographie
1989Il fait des études de médecine et à trente-quatre ans, il enseigne la psychologie animale et l'anatomie comparée à Vienne pendant trois ans. Adhérent au parti nazi dès 1938, il joue un rôle non négligeable dans l'élaboration des idées relatives à la pureté raciale de ce régime et dans le développement d'une homophobie d'État. Il devient professeur à l'université de Königsberg en 1940.
Engagé dans l'armée en 1941, il est fait prisonnier en Russie de 1944 à 1948.
Peu inquiété depuis, il dirige l'institut d'éthologie comparée d'Altenberg de 1949 à 1951 puis l'Institut Max Planck de physiologie comportementale (un des 80 instituts de recherche de la Société Max Planck) de Buldern (1951-1954) puis celui de Seewiesen (1954). Il reçoit en 1973 le prix Nobel de physiologie ou médecine pour ses travaux sur le comportement animal, qui constitue une nouvelle discipline de la biologie : l'éthologie ou science des comportements.
Sa recherche
Chaque espèce animale développe une gamme propre de comportements individuels ou sociaux. Pour l'éthologue, la connaissance du comportement animal débute par sa description, cependant, cette connaissance doit s'enrichir par des tentatives visant à expliquer le comportement. On appelle éthogramme l'ensemble des formes stables de comportement recensées dans une espèce animale.
On peut les classer en quatre catégories :
: - la dimension de causalité immédiate : réaction à un stimulus.
: - la dimension ontogénétique : le comportement inné et programmé.
: - la dimension phylogénétique : les différences et ressemblances entre espèces.
: - la dimension adaptative, ou fonctionnelle : les facteurs extérieurs qui ont généré un comportement.
Les concepts fondamentaux qu'il apporta à l'éthologie sont les actions endogènes, les mécanismes innés de déclenchement, d'activités de substitution et d'empreinte...
Konrad Lorenz identifia le rite comme une forme sociale de l'agressivité, achevant de donner à celle-ci un caractère très bénéfique à la conservation de l'espèce.
Œuvres
- King Solomon's Ring (1949)
- Man Meets Dog (1950); (orig.: « So kam der Mensch auf den Hund », 1965)
- Evolution et modification du comportement l'inné et l'acquis (1967)
- On Aggression (1963)
- L'agression, une histoire naturelle du mal, (traduit de l'allemand), Flammarion, (1977)
- Il parlait avec les mammifères, les oiseaux et les poissons, Paris, Flammarion, 1968
- Behind the Mirror : A Search for a Natural History of Human Knowledge (1973); (orig.: « Die Rückseite des Spiegels. Versuch einer Naturgeschichte menschlichen Erkennens ».)
- Les huit péchés capitaux de notre civilisation (1974); (orig.: « Die acht Todsünden der zivilisierten Menschheit », 1973)
- Studies in Animal and Human Behavior Vol I (1970); (orig.: « Über tierisches und menschliches Verhalten. Aus dem Werdegang der Verhaltenslehre », Band 1, 1965)
- Studies in Animal and Human Behavior Vol II (1971); (orig.: « Über tierisches und menschliches Verhalten. Aus dem Werdegang der Verhaltenslehre », Band 2, 1965)
- The Foundations of Ethology (1981) ; Les Fondements de l'éthologie, Paris, Flamarion, 1984
- L'année de l'oie cendrée (1991); (orig.: « Das Jahr der Graugans » 1979)
- L'homme dans le fleuve du vivant (1981)
Citations
- «Je crois avoir trouvé le lien manquant entre le chimpanzé et l'homme civilisé. C'est nous.»
- «Tout l'art humain s'est développé au service des rites.» L'agression
- «Il serait présomptueux de penser que ce que l'on sait soi-même n'est pas accessible à la majorité des autres hommes.» Les huit péchés capitaux de notre civilisation
Voir aussi
- Jacob von Uexküll
Références
- [http://www.sciences.fundp.ac.be/biologie/bio2001/bioscope/1927_lorenz/lorenz.html]
Lorenz, Konrad
Lorenz, Konrad
Lorenz, Konrad
Lorenz, Konrad
Lorenz, Konrad
ja:コンラート・ローレンツ
Sexualité infantile«Si nous approfondissions les manifestations sexuelles de l'enfant, nous découvririons les traits essentiels de la pulsion sexuelle ; nous comprendrions l'évolution de cette pulsion et nous verrions comment elle puise à des sources diverses» Sigmund Freud (Trois essais sur la théorie de la sexualité)
Par cette phrase programmatique située dans la première page de la seconde partie des Trois essais intitulée La sexualité infantile résume l'ambition de Freud à l'époque où il écrit son livre (1905). Ce livre va révolutionner la perception occidentale de l'enfance et de la sexualité en affirmant et en décrivant de manière cohérente et claire l'existence d'une sexualité propre à l'enfance c'est à dire une sexualité non génitale.
Présentation des thèses freudiennes
Freud commence par s'interroger sur les difficultés que l'on a à admettre que les enfants ont une sexualité qui leur est propre. Selon lui, l'une des principales raisons est que nous avons en grande partie oublié tout ou une grande partie de cette période de notre vie.
L'amnésie infantile
Cet oubli de notre activité sexuelle dans la période de la petite enfance constitue selon lui un véritable phénomène damnésie qui semble comparable à l'oubli complet que peut opérer la névrose chez certains patients, par exemple les hystériques, et qui se caractérise par «le refus d'admettre certaines impressions dans la conscience (refoulement).»
Mais l'amnésie infantile de notre sexualité est antérieure à l'amnésie (ou refoulement) hystérique, elle constitue plutôt ce qui doit être considéré comme «une sorte de préhistoire» de la vie sexuelle.
Les manifestations de la sexualité infantile
Freud, reprenant des travaux antérieurs rédigés par d'autres chercheurs, soutient que la succion du nourrisson est une manifestation de la sexualité infantile. En effet, tous les parents peuvent constater que le nourrisson qui a réclamé à manger et qui a pu apaiser sa faim continue souvent à suçoter alors qu'il n'a plus faim. Ce suçotement peut s'opérer sur une partie du corps propre de l'enfant (lèvre, pouce, pied, etc.) ou se reporter sur un objet quelconque à sa portée (tétine, drap, etc.) Ce suçotement est parfois associé à un tiraillement rythmique d'une autre partie du corps, par exemple le lobe de l'oreille ou les cheveux. Tout ceci constitue ce que Freud appelle la première manifestation de l'autoérotisme.
Freud reprend également à W. Fliess l'expression "période de latence sexuelle" qui va commencer vers 3 ou 4 ans. L'enfant va alors sublimer ses émotions sexuelles pour édifier les prémisces de sa relation adulte à la sexualité, à savoir le dégoût, la pudeur et la morale. Il faut noter que Freud en suppose le mécanisme dans l'association entre l'absence de fonctionnalité reproductrice de cette sexualité et un déplaisir de l'enfant pour une activité qui contrarie son orientation. Cette 'orientation' n'est toutefois pas développée par Freud, qui ne soulève alors malheureusement pas le poids de l'environnement social dans celle-ci.
L'autoérotisme infantile
Ce qui est caractéristique de cette activité sexuelle infantile c'est qu'elle se porte sur le corps propre de l'enfant. Ce plaisir rythmique qu'il a éprouvé en têtant le sein maternel ou le biberon, l'enfant cherche à le reproduire et pour cela il utilise la même zone que celle qui a été satisfaite pendant la têtée. En fait, l'activité purement fonctionnelle au départ qu'était l'acte de se nourrir a induit chez le nourrisson une zone érogène constituée autour de la bouche (zone orale)', lieu principal de l'activité du nourrisson.
Pour Freud la sexualité infantile a donc 3 caractéristiques :
- Elle s'étaye «sur une fonction physiologique essentielle à la vie» : l'alimentation ;
- Elle ne connait pas encore d'objet sexuel en dehors du corps propre de l'enfant, elle est donc autoérotique ;
- «Son but sexuel est sous la domination d'une zone érogène.»
Les zones érogènes
A priori, il semblerait que n'importe quelle zone du corps puisse être élue zone érogène par l'enfant. Ceci dépend sans doute du hasard des découvertes de l'enfant pendant son activité de suçotement. Cependant certaines parties du corps sont plus souvent le support de cette activité autoérotique. Ces parties du corps sont celles qui comportent une muqueuse et celles qui sont régulièrement l'objet d'une excitation corporelle induite par une fonction physiologique.
C'est ce qui explique que la zone anale devienne également rapidement une zone érogène chez le jeune enfant. Cette zone a en fait toutes les caractéristiques que l'on retrouve dans la zone orale :
- C'est une partie du corps qui est le siège d'une fonction physiologique essentielle ;
- Cette zone est constituée par une muqueuse bordée de muscles, les sphincters ;
- La zone anale est l'objet d'une alternance de sensations désagréables et de sensations agréables : les sensations désagréables sont induites par la tension interne provenant de l'activité intestinale qui conduit au soulagement par l'excrétion. De plus chez le nourrisson ou le tout petit enfant, l'incapacité où il est de maîtriser cette fonction physiologique produit une autre succession de moments désagréables puis agréables produits par l'irritation de la peau au contact avec les fèces ; puis au soulagement produit par les soins parentaux.
La masturbation infantile
Les pédagogues contemporains de Freud ne s'attachaient jusqu'alors qu'à la masturbation adolescente, pour la déplorer et la combattre au nom d'impératifs moraux. Freud distingue trois phases dans la masturbation infantile :
:# La masturbation de la période de l'allaitement qui se traduit, comme nous l'avons vu, par le suçotement ;
:# La seconde apparaît vers la quatrième année et correspond à un pic de l'intérêt sexuel des enfants ;
:# Enfin l'onanisme de la puberté qui focalisait tellement l'attention de contemporains de Freud.
En distinguant ces trois périodes de la masturbation infantile Freud veut montrer que la masturbation est à réévaluer dans un contexte plus large, qu'elle prend un autre sens qui n'est pas à interpréter uniquement d'un point de vue moral.
Freud ne revient pas sur la première période qui est décrite en détail plus haut, il note que cette période disparaît, en général, après un temps assez court. La seconde période apparaît vers la quatrième année de l'enfant et elle est particulièrement importante dans la mesure où elle laisse «des traces profondes (inconscientes) dans la mémoire, qu'elles déterminent le caractère de l'individu».
Le point essentiel qu'examine Freud est l'importance nouvelle qu'exerce sur l'enfant la découverte de ses organes génitaux, l'intérêt qu'il éprouve à les contempler ou à contempler ceux de ses camarades ou frères et sœurs. «L'occasion de satisfaire cette curiosité ne se présentant que lorsque s'accomplissent les fonctions de miction et de défécation, les enfants deviennent des voyeurs, c'est à dire des spectateurs assidus de ces actes physiologiques.»
En passant, Freud note que la cruauté semble être une composante de la sexualité. Cette cruauté se manifeste par la pulsion de maîtrise qui n'est pas encore contrebalancée par l'acquis social de la pitié de la douleur d'autrui. D'où cette observation fréquente de la cruauté que semblent manifester beaucoup d'enfants à l'égard des animaux.
Les recherches sexuelles de l'enfant
Après avoir découvert ses organes sexuels et ceux de ses congénères l'enfant va se prendre de passion pour les recherches sexuelles. Ceci se manifeste par «une pulsion de rechercher et de savoir». La pulsion de savoir n'est cependant pas une pulsion élémentaire de la vie sexuelle, elle découle d'une opération de sublimation c'est à dire de détournement d'une pulsion plus élémentaire qui est la pulsion de maîtrise. Cette pulsion de savoir est très importante car «l'enfant s'attache aux problèmes sexuels avec une intensité imprévue et l'on peut même dire que ce sont là les problèmes éveillant son intelligence.»
La première question que se pose l'enfant c'est celle de l'origine des enfants. L'enfant va se formuler différentes hypothèses qu'il va chercher à vérifier auprès de son entourage. Il va alors se confronter aux explications de ses proches qui souvent à l'époque de Freud (et parfois encore maintenant) lui donnent des explications fantaisistes ou partielles. Cette recherche, selon Freud, est essentielle car l'enfant qui y renonce à la suite des manœuvres de son entourage subira «un tort durable à sa pulsion de savoir».
Les recherches sexuelles de l'enfant seront mentionnées dans l'étude freudienne du cas de Léonard De Vinci. Freud considère que l'enfant tient plus que tout à découvrir la vérité. Les fanstasmes oroigianires , c'est à dire tentant d'expliquer l'oirigne du désir, de la différence des sexes, et de toute autre question de l"origine, seront organisateurs de la vie psychique. Mais l'enfant pressent déjà que trouver la vérité ne le satisfaira pas - il craint que la découverte n'apporte la pire des réponses possibles, à savoir la scène primitive, acte d'amour, relation sexuelle entre les parents. Cette intuition amènera l'enfant à un mouvement dépressif.
Les conséquences de la thèse freudienne
Le choc immense qu'a produit, au moment de sa parution, les Trois essais sur la théorie de la sexualité s'explique par l'effet de contre-pied que ce texte produit sur ce qui passait pour des évidences au XIXe siècle. Le XIXe siècle avait en effet mené une lutte acharnée contre la masturbation, à l'instar du célèbre Dr Simon-Auguste Tissot qui allait jusqu'à préconiser l'excision des petites filles qui ne pouvaient renoncer à cette «mauvaise habitude».
Mais au-delà de l'effet scandaleux de la prise de position de Freud qui situait la masturbation comme l'effet d'une découverte intuitive de son corps par l'enfant, le plus important et l'effet le plus opérant du texte freudien reste qu'il situe la sexualité infantile comme non génitale. Cette affirmation qui n'est pas toujours prise en compte de nos jours et que l'on tend souvent à oublier quand on parle de la sexualité continue à alimenter un certain nombre de malentendus dans la lecture de Freud et la compréhension de la démarche psychanalytique.
En montrant que la sexualité commençait dès la naissance Freud bouleversait complètement la conception de la sexualité :
- La sexualité est d'abord recherche de plaisir, elle ne se réduit donc pas à la reproduction ;
- La sexualité ne se réduisait pas non plus aux organes génitaux et à leur fonctionnement ;
- La sexualité est pulsionnelle et a donc toujours à faire avec le partiel.
La sexualité est avant tout recherche de plaisir
Freud montre que la sexualité commence chez le nourrisson dès la première tétée, par la découverte d'un plaisir induit par l'association du rythme de la succion et le plaisir de la satiété organique succédant à l'insatisfaction interne provoquée par la sensation de faim.
Mais le plus important réside dans la suite de l'observation freudienne : le nourrisson veut prolonger cette sensation de plaisir alors même qu'il n'a plus faim. Il se crée alors un espace de remémoration du plaisir éprouvé en prolongeant la succion par le suçotement et en reproduisant lui-même le rythme qu'il a découvert lors de la tétée. Cet espace de jouissance qui n'a aucune nécessité physiologique constitue l'embryon de ce qui va devenir le désir humain.
La sexualité ne se réduit pas au fonctionnement des organes génitaux
En affirmant que la sexualité est essentiellement polymorphe Freud montre que la sexualité ne saurait se réduire au biologique. Ceci a l'avantage de ne pas poser une opposition de principe entre le normal et l'anormal en matière de sexualité. C'est ce qui lui permet d'affirmer dans La vie sexuelle : «Détacher la sexualité des organes génitaux présente l'avantage de nous permettre de subsumer l'activité sexuelle des enfants et des pervers sous les mêmes points de vue que celle des adultes normaux.»
Autrement dit la question de la normalité en matière sexuelle est avant tout sociale, ce qui ne signifie pas qu'elle n'existe pas ni même qu'elle est obligatoirement injustifiée mais qu'elle ne saurait présupposer une normalité issue du naturel ou de la nature.
La sexualité est pulsionnelle
La découverte de la sexualité par le nourrisson s'effectue chez un sujet qui n'a pas encore une vision unitaire de sa personne. Tout montre au contraire qu'il ne distingue pas son corps propre du sein qu'il tète. La vie sexuelle trouve plus tard une unité mais cette unité est seconde et le comportement sexuel de l'individu est marqué par cette origine partielle de la pulsion. Ceci est tout à fait perceptible dans les habitudes génitales de chacun d'entre nous mais plus généralement dans notre comportement sexuel au sens large qui se manifeste par nos préférences affectives ou nos conduites sociales.
Les principales critiques adressées au texte freudien
Les critiques adressées au texte freudien n'ont pas manqué. Essayons d'en relever les principales qui se sont manifestées du vivant de Freud et qui persistent souvent de nos jours.
L'indignation "idéaliste"
Du vivant de Freud son ouvrage suscita une tempête d'indignations provenant en premier lieu de tous ceux qui s'estimaient choqués par une vision de l'enfance en complète rupture avec leur point de vue. Ceux pour qui définissent, par principe, l'enfance par la pureté absolue, linnocence ne pouvaient accepter la vision d'un enfant travaillé par des pulsions se situant en dehors de toute morale. Cette vision idéaliste assez sommaire se retrouve encore de nos jours.
Pourtant Freud ne nie pas le rôle de la morale mais il l'assigne à la société par l'intermédiaire de l'éducation : c'est la société qui doit élaborer les règles permettant de limiter la dimension impérieuse et a-sociale des pulsions qui veulent uniquement leur satisfaction. C'est l'éducation qui permet aux enfants d'apprendre les règles qui leur permettront de composer avec les autres et à vivre en société.
Le refus du pansexualisme
Très tôt également on a reproché à Freud son pansexualisme c'est à dire une réduction du comportement humain au seul fonctionnement sexuel.
Là encore c'est très mal comprendre Freud et surtout ne pas entendre sa principale leçon : le sexuel ne se réduit pas au génital. En fait le malentendu provient souvent de deux grandes raisons :
:# Le signifiant sexe ou sexuel est très souvent assimilé aux organes génitaux par les adultes qui oublient qu'ils ont traversé une phase de leur vie où «le primat du génital» n'avait pas encore émergé chez eux ;
:# Quand Freud parle de la sexualité infantile il décrit avant tout une relation au monde et aux autres. Ceux qui ont eut un enfant ont pu remarquer que le nourrisson tête le monde : sa bouche est son mode d'investigation privilégié, la zone orale devient son critère d'appréciation et de comparaison. Quand Freud décrit la jouissance que manifeste le nourrisson repu (joues rosées, lèvres gonflées, yeux à demi-révulsés de bonheur) cette description évoque à tous les adultes l'acmé jouissif du rapport génital mais il s'agit alors de notre propre projection. Pour l'enfant ce bonheur infini n'a rien de génital, c'est le bonheur d'une plénitude telle que souvent nous lui envions car elle peut sembler hors de notre portée.
Le refus du primat de l'inconscient
Les critiques les plus fortes et les plus actuelles à l'égard du message freudien sont cepenant fondées sur le refus d'envisager une sexualité (consciente) qui serait fondée et façonnée par le libidinal inconscient. Actuellement la vogue du manuel de psychiatrie américain, le DSM s'explique avant tout par une volonté d'éliminer toute explication qui introduirait les manifestations inconscientes des troubles dont se plaignent les patients. Le prix à payer est l'abandon de toute théorie, l'atomisation des descriptions cliniques en une multitude de symptômes redondants ou contradictoires.
Le point de vue de la sexologie se fonde sur la même hostilité à la prise en compte de l'inconscient : les troubles sexuels sont réduits à n'être que des troubles génitaux et privent le sujet consultant d'aborder ce qui est toujours associé aux symptômes génitaux : les difficultés affectives, le contenu des représentations induites par la relation sexuelle ou le rapport à l'autre sexe.
Recherches post-freudiennes
Karl Abraham tâcha de décomposer les stades de la sexualité infantile. Il affina ainsi la vision développementale de la sexualité , il en étudia l'aspect composite. Il inscivit par excellence la vision de stades sexuels inscrits dans l'histoire, là où dautres auteurs proposent une vision bien moins historique, développementale, au profit du singulier.
Melanie Klein distingua un objet total et un objet partiel. Il s'agit de décrire l'objet de la sexualité , y compris de l'agressivité, comme pouvant se trouver fractionné : des aspects de cet objet semblent contradictoires au sujet, qui n'intègre pas cet objet comme ayant une cohérence - il faudrait donc dire que le sujet n'intègre pas la possibilité même de contradiction, un peu selon le modèle du manichéisme. La partialité de la sexualité, au sens d'indépendance des différentes motions sexuelles, se trouve ainsi complétée par une partiallité dans la représentation du monde extérieur.
Bibliographie
Textes de Freud
- Sigmund Freud, Trois essais sur la théorie de la sexualité, Gallimard, Paris, 1962
- Sigmund Freud, La vie sexuelle, PUF, Paris, 1969
Études
- Pierre Kaufmann, L'apport freudien, Bordas, Paris, 1993
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Catégorie:Métapsychologie Sequence packet exchangeCatégorie:Protocole réseau Catégorie:Réseau informatique
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