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Hépatite B

Hépatite B

ja:肝炎 ms:Penyakit Hepatitis Voir aussi l'article général sur les hépatites

Généralités sur les hépatites virales

Les hépatites virales regroupent les infections provoquées par des virus se développant aux dépens du tissu hépatique. Les virus, une fois inoculés à l'organisme, infectent alors préférentiellement les cellules du foie aussi appelées hépatocytes (par opposition à l'atteinte hépatique - inconstante - secondaire à d'autres maladies virales comme la mononucléose infectieuse ou l'herpès par exemple). Les cellules infectées se voient alors obligées de participer au métabolisme viral, à savoir fabriquer sans fin des copies du virus en question. L'hépatocyte, gonflé par une production non régulée de virus, finit par exploser, caractérisant ainsi la cytolyse hépatique, avec les perturbations de bilan hépatique habituelles. Bien que les hépatites A, B et C ont des noms similaires (parce qu'elles causent toutes trois des dommages au foie) les virus sont bien différents. On décrit les cinq hépatites virales suivantes :

Virus de l'hépatite A

Le virus de l'hépatite A (VHA) est un virus à ARN appartenant à la famille des picornaviridae.

Durée d'incubation

15 à 45 jours (moyenne : 28-30 jours).

Mode de contamination

oro-fécale.

Virus de l'hépatite B

Le virus de l'hépatite B (VHB) est un virus à ADN appartenant à la famille des hépadnavirus. Les principaux symptômes sont un ictère (jaunisse), une fièvre et une fatigue prolongée.

Durée d'incubation

50 à 150 jours (en moyenne 3 mois).

Mode de contamination


- transmission par transfusions de sang ou de produits sanguins : rare depuis l'exclusion des donneurs AgHBs + et Ac anti-HBc +.
- transmission iatrogène par matériel non stérilisé (chirurgie, exploration invasive, acupuncture, mésothérapie, soins dentaires) : L'évolution des règles de stérilisation et la généralisation de l'utilisation de matériel à usage unique permettent de l'éviter.
- piqûre accidentelle
- transmission par toxicomanie intraveineuse, tatouage, piercing.
- transmission par contact interindividuel hétérosexuel, homosexuel ou non sexuel : intérêt de l'utilisation de préservatifs.
- transmission verticale lors de la période néonatale : le dépistage de l'AgHBs durant la grossesse permet la sérovaccination du nouveau-né.

Évolution

Le virus de l'hépatite B guérit spontanément dans 90 % des cas. Dans 1 % des cas se produit une hépatite fulminante. 10 % des patients voient leur hépatite B évoluer en forme chronique. Ces formes chroniques peuvent provoquer des lésions de cirrhose, conduisant au cancer hépatocellulaire. Le taux de guérison est de 30 % (à vérifier, META référence) grâce à des traitements très lourds (interféron). Certains patients porteurs du virus ne présentent pas d'atteinte hépatique ; ils sont appelés porteurs sains.

Vaccin

Premier vaccin humain obtenu par génie génétique à partir de cellules animales. Ce vaccin a été mis au point par l'équipe de Pierre Tiollais en 1985.

Virus de l'hépatite C

Le virus de l'hépatite C (VHC) est un virus à ARN apparenté aux flaviviridae. Avant sa découverte en 1989, il était appelé hépatite « non-A-non-B ».

Symptômes

Dans la plupart des cas, les personnes atteintes du VHC n'ont aucun symptôme. L'incubation du virus prend en moyenne deux mois, la phase aigüe de la maladie dure quant à elle de deux à douze semaines. La guérison spontanée ne survient que dans 20% des cas environ. Cependant, dans la plupart des cas, la maladie devient chronique : le virus, hautement mutagène, parvient à échapper à la réponse immunitaire. Les cellules saines du foie sont capables de se renouveler mais la destruction des cellules infectées laisse des cicatrices.L'accumulation de ces cicatrices au cours du temps, sur des années voire des dizaines d'années, aboutit à une "fibrose" du foie. Ces dommages au foie peuvent se développer au bout de dix à quarante ans d'infection.Il peut alors causer à long terme des dommages au foie, allant dans certains cas jusqu'à la cirrhose ou le cancer. Les symptômes les plus courants sont la fatigue, la perte d'appétit, des nausées, de la fièvre, une faiblesse générale et des douleurs abdominales.

Transmission

Contrairement à l'hépatite B, le virus de l'hépatite C n'est pas considéré comme une maladie sexuellement transmissible. Le mode de contamination est la voie sanguine. La majorité des transmissions ont donc été constatées par usage de drogue intraveineuse (échange de seringue) ou par transfusion sanguine (avant le dépistage systématique en 1992 du VHC chez les donneurs de sang). L'utilisation de préservatifs entre partenaires stables n'est pas indispensable, mais elle est recommandée en cas de lésions, d'infections génitales ou de rapports durant les règles. Les rapports protégés sont également recommandés en cas de partenaires multiples. Le contact avec du sang infecté est possible dans d'autres circonstances: N'importe quelle piqure ou contact d'une plaie, meme minime, avec un instrument infecté peut transmettre le virus (tatouage, piercing, sniff, partage du petit matériel d'injection autre que la seringue...) Les autres précautions à prendre pour éviter la contamination de son entourage consistent à protéger les plaies et coupures immédiatement après désinfection, éviter le partage d'objets en contact avec du sang( certains objets de toilette comme le couple ongle, le rasoir, la pince à epilée...) Le risque de transmission dans ces conditions est alors très faible. Le virus du VHC est trés résistant et peut donc vivre plusieurs heures à l'air libre et se transmet par d'infimes quantités de sang)

Épidemiologie

On estime que le VHC infecte environ 170 millions de personnes dans le monde. La coinfection avec le virus VIH est très fréquente. Il existe maintenant des tests fiables pour détecter le virus dans le sang. En complément, une PCR peut être utilisée pour détailler le génotype du virus. On subdivise le virus en groupes et en localisation. Par exemple, le génotype 1a est le plus répandu en Amérique du Nord tandis que le 1b l'est en Europe. Contrairement aux virus des hépatites A et B, il n'existe pas de vaccin contre le VHC.

Traitement

Les traitements contre le VHC sont basées sur l'interféron alpha (IFNα), associé à d'autres anti-viraux. À l'heure actuelle, le traitement le plus prescrit est l'interféron pegylé accompagné de ribavirine. Les résultats varient suivant le génotype du virus avec jusqu'à 75% de chance de disparition du virus de l'organisme.Il existe 4 génotypes principaux, 1 2 3 4, les génotypes 2 et 3 sont dit les moins virulents et sont donc ceux qui résistent le moins au traitement. L'alcool est fortement déconseillé en cas de VHC en raison d'une accentuation des dommages au foie et une diminution de l'efficacité de l'interféron. Les effets secondaires de ces traitements sont importants mais varient énormément d'un individu à l'autres (du simple symptôme grippal, à la fatigue généralisée jusqu'à des atteintes au système immunitaire, ...). Ces effets secondaires peuvent se prolonger, même après l'arrêt du traitement. Il est fortement déconseillé de tomber enceinte pendant le traitement car celui-ci peut entrainer de graves malformations du foetus. Les femmes doivent attendre 4 mois après la fin du traitement et les hommes 7 mois pour envisager de faire un enfant.

Facteur delta : agent de l'hépatite D

L'agent de l'hépatite D est un virus défectif à ARN c’est-à-dire dépendant du virus B pour sa réplication et son expression.

Durée d'incubation

Mode de contamination

Virus de l'hépatite E

Voir aussi

Liens externes


- [http://www.invs.sante.fr/beh/2005/23/beh_23_2005.pdf Co-infection VIH et hépatite B et C], Bulletin épidéliologique hebdomadaire (BEH) n°25/2005, 7 juin 2005
- [http://generaliste.medimedia.tm.fr/gene/tl_fch/dossfmc/fmcvhc.pdf Le Généraliste n°2084], 16 janvier 2001 catégorie: Maladie virale

Hépatite

L’hépatite est une inflammation aiguë ou chronique du tissu du foie, sans préjuger de sa cause. Ce mot nous vient du grec hépar: foie.

Signes et symptomes

Types d’hépatite

Causes

Elle peut être :
- infectieuse (en particulier les diverses hépatites virales),
- toxique (par exemple chloroforme, alcool)
- allergique.

Virale

Hépatite alcoolique

Hépatite médicamenteuse

Autres toxines causant une hépatite

Troubles métaboliques

Choléstatique

Autoimmune

Déficience en alpha 1-antitrypsine

Stéatohépatite non-alcoolique

Chez l’animal

Diverses formes, sporadiques ou infectieuses en sont connues chez les animaux. Parmi les hépatites non infectieuses, on citera l’hépatite aiguë diffuse ou parenchymateuse (qui peut cependant être due à une infection) et l’hépatite suppurée ou abcès du foie, souvent sous la dépendance d’un corps étranger. Les hépatites chroniques ou cirrhoses se divisent chez les animaux en cirrhose hématogène, cirrhose biliaire et cirrhose cardiaque, selon l’origine pathogénique.

Liens externes


- [http://www.chez.com/hepatite/ Association française contre l'hépatite virale]
- [http://www.sante.gouv.fr/htm/pointsur/hepatitec/ Informations sur l'hépatite C (ministère de la santé)]
- [http://www.who.int/topics/hepatitis/fr/ site de l'OMS] Catégorie:Gastro-entérologie Catégorie:Gastro-entérologie ja:肝炎 ms:Penyakit Hepatitis

Hépatocyte

Les hépatocytes sont les cellules du foie. Ce sont de véritables usines biochimiques, assurant de nombreuses fonctions métaboliques dont les principales sont :
- la synthèse (glycogénogénèse) et l'hydrolyse (glycogénolyse) du glycogène,
- la néoglucogenèse à partir des lipides,
- la dégradation de l'hémoglobine et l'excrétion de bile,
- le traitement de nombreuses substances toxiques dont l'alcool. Leurs organites et leurs enzymes leurs permettent d'assurer ces fonctions.

Structures

Fonctions

Catégorie:cellule humaine Catégorie:Biochimie Catégorie:Système digestif Catégorie:Cellule sécrétant des hormones

Herpès

L'infection herpétique est une maladie chronique responsable d'éruptions cutanées récidivantes. Elle représente la première cause d'ulcérations génitales en Europe. L'herpès génital favorise la transmission du virus du sida. Affection récidivante et douloureuse, l'herpès génital est responsable du redoutable herpès néonatal.

Virus


- Le virus de l’herpès, Herpes simplex virus, appartient à la même famille que le virus de la varicelle et du zona, que le cytomégalovirus ou HSV5 et le virus Epstein-Barr .
- Le virus de l’herpès (HSV) comprend deux types :
  - HSV1 responsable de l’herpès buccal, neuro-méningé, opthtalmique ;
  - HSV2 responsable de l’herpès génital.
- Persistent durant la vie entière malgré la réponse immunitaire de la primo infection
- Les HSV sont des virus dermoneurotropes, comme le virus de la varicelle, ils persistent la vie entière dans le ganglion de Gasser pour le HSV1 et les ganglions sacrés pour le HSV2.
- Les manifestations de l’infection à HSV2 regroupent trois entités : # La primo infection herpétique # Les récurrences infectieuses # L’herpès génital initial non primaire : premier contact avec un HSV2 chez une personne ayant déjà fait une primo-infection à HSV1.

Épidémiologie

La contamination est strictement inter-humaine pour les deux types viraux. On estime que 90% des adultes sont porteurs d'anticorps, et ont donc été au contact de la maladie. Cependant, seule une petite proportion des ces individus développeront des manifestations d'infection au virus : primo-infection et récurrences herpétiques.

Physiopathologie

La pénétration du virus dans l'organisme se produit à l'occasion d'un contact avec un sujet infecté : les virus pénètrent chez l'hôte lorsqu'il existe une brêche cutanéo-muqueuse, et vont se multiplier dans les cellules épithéliales où ils sont responsables d'une dégénérescence cellulaire avec ballonisation aspécifique. Ces mécanismes peuvent être à l'origine des manifestations de primo-infection herpétique. Dans un second temps, les virus vont rejoindre le ganglion nerveux correspondant à la zone infectée, par voie centripète, en «remontant» le long des nerfs sensitifs. Enfin, les récurrences herpétiques se produisent lorsque, en réponse à un stress physique ou psychique variable, les virus regagnent la peau pour s'y développer à nouveau. Ces épisodes sont plus ou moins fréquents d'un individu à l'autre, et d'intensité variable, mais fixes dans leur topographie.

Manifestations cliniques

Infection orale à HSV1

stress C'est le classique bouton de fièvre Se transmet essentiellement par la salive. Donne une protection partielle vis à vis du HSV2

Infection génitale à HSV2


- Maladie sexuellement transmise.
- La primo infection ne donne une expression clinique que 1 fois sur 3.
- Six jours en moyenne après le rapport sexuel # Douleurs périnéales intenses # Vulvo-vaginites douloureuses # Vésicules laissant place rapidement à des ulcérations cutanéo-muqueuses riches en virus. # Cervicite # Dysurie voire rétention vésicale # Signes généraux banals : Hyperthermie, céphalées, myalgies # Disparition complète des lésions génitales en trois à quatre semaines
- La récurrence # Prurit, brûlures précédent l’apparition de vésicules vulvaires qui se transforment vite en ulcérations douloureuses séchant en une huitaine de jours
- L’herpès génital initial non primaire # Symptomatologie intermédiaire

Examens complémentaires

Ils sont très rarement nécessaires. La principale indication du cytodiagnostic de Tzanck est la recherche de virus dans la filière génitale maternelle dans la semaine précédent l'accouchement chez les femmes enceintes aux antécédents d'herpès génital. Cet examen consiste à recueillir par frottis les cellules se trouvant dans des zones cutanées ou muqueuses suspectes (plancher des vésicules, érosions) afin de rechercher des cellules ballonisées. Les rares cas de primo-infection grâve (pustulose varioliforme de Kaposi-Juliusbgerg chez l'immunodéprimé, méningo-encéphalite herpétique) peuvent faire discuter un sérodiagnostic (recherche d'anticorps spécifiques de l'herpès dans le sang du sujet), ou dans le cas de la méningo-encéphalite, recherche du génome viral dans le liquide céphalo-rachidien par PCR.

Traitement

Il requiert des antiviraux, par voie orale ou locale (crème). Les traitements sont à base d'aciclovir donnés par voie orale, ou en intra-veineuse si le virus s'est disséminé au niveau du système nerveux central. En cas de résistance du virus à cette molécule on pourra utiliser du cidofovir ou encore du foscarnet qui ont malheureusement des effets toxiques sur les reins notamment.

Herpès et grossesse

Voir l'article Herpès génital

Liens externes


- [http://www.dermatonet.com/fiche-dermatonet-virus.htm Fiche d'informations sur les dermatoses virales] Catégorie:DermatologieCatégorie:Maladie virale ja:性器ヘルペス

Métabolisme

Le métabolisme est l'ensemble des transformations moléculaires et des transferts d'énergie qui se déroulent de manière ininterrompue dans la cellule ou l'organisme vivant. C'est un processus ordonné, qui fait intervenir des processus de dégradation (catabolisme) et de synthèse organique (anabolisme). Lanabolisme est le métabolisme qui permet à la cellule de synthétiser les substances indispensables à sa vie et à sa fonction. Cette synthèse s'effectue à partir des matériaux que la cellule a absorbés du milieu extérieur et de l'énergie dégagée par le catabolisme ou provenant de l'extérieur (cas de la photosynthèse). La métabonomique visualise tous les métabolites à la spectrographie par résonance magnétique.

Modes de transformation

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Le métabolisme de dégradation de grosses molécules en petites molécules, qui permet la libération d'énergie, est appelé
catabolisme. L'énergie est mise en réserve lors de la phosphorylation de l' ADP (adénosine diphosphate) en ATP (Adénosine-triphosphate). Cette énergie servira à assurer les différentes fonctions de la cellule. L'ATP est formée à partir de glucoses, lipides, et protides combinées à l'oxygène. La formation de l'ATP demande une certaine quantité d'oxygène, donc du temps. Trois modes de fonctionnement existent pour les muscles :
- le mode anaérobie alactique : énergie maximale mais de courte durée, les muscles dégradent l'ATP et donnent de l'ADP reconstituée immédiatement en ATP ;
- le mode anaérobie lactique : énergie moyenne. L'ATP est créé sans oxygène pendant l'effort au prix d'une fermentation donnant l'acide lactique, responsable des courbatures ; elle peut être synthétisée en glucose par le foie.
- le mode aérobie : énergie faible, respiration normale (phase de repos) ; les carburants sont diversifiés, l'acide lactique des muscles peut être réutilisé comme carburant ;

Voir aussi


- Métabolisme aérobie
- Métabolisme anaérobie

Liens externes


- [http://fr.wikibooks.org/wiki/Les_principales_voies_du_m%C3%A9tabolisme Les principales voies du métabolisme] : un cours de Biochimie sur wikilivres
-
ja:代謝 simple:Metabolism th:การเผาผลาญ


Hépatocyte

Les hépatocytes sont les cellules du foie. Ce sont de véritables usines biochimiques, assurant de nombreuses fonctions métaboliques dont les principales sont :
- la synthèse (glycogénogénèse) et l'hydrolyse (glycogénolyse) du glycogène,
- la néoglucogenèse à partir des lipides,
- la dégradation de l'hémoglobine et l'excrétion de bile,
- le traitement de nombreuses substances toxiques dont l'alcool. Leurs organites et leurs enzymes leurs permettent d'assurer ces fonctions.

Structures

Fonctions

Catégorie:cellule humaine Catégorie:Biochimie Catégorie:Système digestif Catégorie:Cellule sécrétant des hormones

Hépatique

ja:苔類 Catégorie:Botanique Catégorie:Phylogénie des végétaux Catégorie:Phylogénie des végétaux Les Hépatiques ou Marchantiophytes sont l'embranchement des plantes embryophytes terrestres qui ont conservé le plus de caractères "ancestraux". On le subdivise généralement en deux groupes: les Marchantiopsida et les Jungermanniopsida. Leur phase dominante est la phase gamétophitique (n). Leurs synapomorphies sont : des inclusions lipidiques: oleocores et la présence d'acide lunearique. Marchantiopsida ou hépatiques à thalles Groupe comprenant environ 300 espèces. Leur morphologie est de type thalloïde, leur face inférieure est en contact avec le substrat et possède des structures unicellulaires, les rhizoïdes, leur permettant de se fixer substrat. Leur croissance est dichotome et du a des cellules apicales (il n'y a pas de méristème). Ils ne possèdent pas de stomates mais des pores aérifères ouvert en permanance. Ces pores débouchent dans une chambre aérifères permettant ainsi la respiration et la photosynthèse. Il n'y a pas non plus de tissus conducteurs vrais, la conduction à lieu de cellules à cellules. Reproduction: Assexuée (majoritaire): Grâce à des corbeilles à propagules. Sexuée (quand les conditions sont favorables): apparition de structures qui vont porter les archégones et les anthéridies sur leurs faces inférieures. La fécondation est zoidogame. Cela va déboucher à la production d'un embryon puis d'un sporophyte très réduit qui va ressembler à l'embryon et qui va rester fixé au gamétophyte. Il comprend une capsule sporogène où va avoir lieu la meiose. La apsule s'ouvre par déchirement. Jungermaniopsida ou hépatiques à lobes Groupe comprenant environ 6800 espèces. Le gamétophyte est un axe cylindrique rampant qui porte des excroissances ou lobes de plusieurs types: dorsaux, latéraux, le plus grand lobe ventrale est appelé amphigastre. Le sporophyte est plus volumineux, il est constitué d'un suspenseur: la soie et d'une capsule terminale qui s'ouvre par 4 valves (synapomorphie du groupe).

Acide ribonucléique

Catégorie:Information génétique Catégorie:Information génétique L'acide ribonucléique ou ARN est un polymère similaire à l'ADN, aussi bien en terme structurel qu'en terme fonctionnel (matérialisation et traitement de l'information génétique). Il y a quatre différences par rapport à l'ADN :
- le sucre désoxyribose est remplacé par un ribose ;
- la base thymine est remplacée par un uracile ;
- l'ARN est généralement simple brin, sauf chez quelques organismes tels les rétrovirus, tandis que l'ADN est double brin avec une structure en double hélice ;
- l'ARN est court (50 à 5000 nucléotides et non pas des millions comme dans l'ADN). L'uracile est moins ‘‘coûteux’’ à produire pour les organismes vivants que la thymine, mais se convertit lentement en cytosine. Ce serait pour cette raison que l'ARN a de l'uracile et l'ADN de la thymine : la cellule produit beaucoup d'ARN mais ne le conserve pas, c'est donc le coût de production qui prime sur la stabilité de l'information. À l'inverse, l'ADN doit conserver une information longtemps mais n'est produit que rarement (lors de la division cellulaire), c'est donc la stabilité qui prime sur le coût. D'un point de vue évolutif, certains éléments permettent de penser que l'ARN serait antérieur à l'ADN comme support de l'information génétique, ce qui expliquerait ses fonctions plus étendues et sa généralisation. L'ADN serait apparu plus tard et n'aurait supplanté l'ARN que pour le rôle de stockage à long terme, en raison de sa plus grande stabilité. Notons ici que cette stabilité est conférée par la disparition d'une fonction alcool (-OH, oxy) au niveau 2' du ribose (D de ADN signifie desoxyribonucléique, i.e. ayant perdu une fonction oxy au niveau du ribose. De plus la stabilité est aussi assurée par la structure double brin. Enfin la stabilité temporelle de l'information génétique est aussi lié au fait que l'ADN soit bicaténaire (double brin) : en effet, si une mutation se produit sur un brin de l'ADN, la cellule peut, grâce à des mécanismes de réparation, corriger cette erreur en se basant sur la complémentarité des brins.

Fonction de l'ARN messager dans la cellule

L'ARN messager est utilisé par la cellule pour transmettre l'information à l'extérieur du noyau, puis pour synthétiser des protéines à partir de ces informations.

Différents types d'ARN

Dans la cellule ou in vitro, il existe plusieurs types ou catégories d'ARN :
- ARN messager ou ARNm : il est formé par transcription de l'ADN dont il est la copie. Son rôle consiste à transporter l'information génétique recueillie du noyau vers le cytoplasme où elle sera traduite par les ribosomes du réticulum endoplasmique.
- ARN prémessager ou pré-ARN messager ou messager pré-ARN : ARN précurseur des ARNm, clivé selon un mécanisme d'épissage.
- ARN de transfert ou ARNt : ils servent à « traduire » les codons de l'ARNm en acides aminés. Ce sont des molécules qui se placent sur les sites du ribosome où va être lu l'ARN messager. Un ARNt est un brin court qui a un anti-codon sur sa boucle, et un acide aminé attaché à l'autre extrémité et qui sera transferé à la protéine en formation. Il y en a 61 variétés, une pour chaque codon codeur d'acide aminé (les trois autres sont des codons stops).
- ARN ribosomal : il représente 80 % de l'ARN total d'une cellule. Associé à des protéines, il forme le ribosome qui constitue la tête de lecture de l'information génétique transcrite par l'ARN messager.
- ARN antisens : ARN complémentaire d'une portion d'un autre ARN et inhibant sa fonction. Les ARN antisens peuvent être des éléments naturels de régulation (exemple : les ARN MIC). Ils peuvent être également obtenus par génie génétique.
- ARN MIC : classe particulière d'ARN antisens, complémentaire de l'extrémité 5' d'un ARNm.
- ARN monocistronique : ARN ne comportant qu'une seule information génétique. Un cistron est une région du génome qui ne porte qu'une seule information génétique transcrite en ARN. Ce terme vient de l'emploi du test cis-trans utilisé, en génétique classique, pour mettre les cistrons en évidence chez les bactéries. Pour un ARNm, un cistron correspond à un seul polypeptide.
- ARNm polycistronique : ARN messager contenant plusieurs cistrons, et donc codant pour plusieurs chaînes polypeptidiques distinctes.
- ARN nucléaire de grande taille ou ARN nucléaire hétérogène : ARN nucléaire résultant d'une transcription par la polymérase II. Ces ARN sont hétérogènes en taille et peu stables.
- ARN précurseur : ARN représentant le produit de transcription primaire d'un gène. Les ARN précurseurs transcrits à partir de la plupart des gènes eucaryotes et de certaines archéobactéries contiennent des introns qui seront éliminés lors de la maturation.
- ARN recombinant : molécule d'ARN composée de fragments d'origines distinctes réunis in vitro par une ARN ligase.
- ARN satellite : ARN qui peut accompagner certains virus. L'ARN satellite, encapsidé, est spécifique de chaque virus, et ne peut se répliquer sans lui. Il est à noter que l'ARN polymérase n'est pas un ARN mais une enzyme catalysant la synthèse d'ARN à partir d'ADN et que l'ADN polymérase est l'enzyme qui catalyse la synthèse d'ADN à partir d'ADN.

Voir aussi


- ARN double-brin Double-chaîne d'ARN complémentaire introduite artificiellement dans la cellule ou codée naturellement par des régions de génome traversées par des évènements de transcription contraires. Induit l'inactivation de gènes (Interférence par l'ARN) par un processus de dégradation de l'ARN messager de sequence correspondante.
- microARN ARN partiellement double-brin ayant une structure tige-bouche en « épingle à cheveux ». Codé par le génome le microARN est maturé en un très petit ARN de 21-24 bases et s'apparie avec l'extrémité 3' d'un ou de plusieurs ARN messagers cibles. Cet appariement induit une inhibition de la traduction.
- ARN interférent ARN qui permet aux cellules de lutter contre certains envahisseurs, comme les virus. Ce mécanisme interrompt le travail de l'ARN messager qui transporte le code génétique indispensable à la synthèse d'une protéine du noyau de la cellule vers le site de fabrication de la protéine.

Référence


- Arrété de terminologie du 14 septembre 1990. ja:リボ核酸 ko:RNA

Picornaviridae

Les Picornaviridae sont des virus à ARN du groupe IV. Cette classe de virus comprend :
- des Poliovirus
- des Coxsackies virus A et B
- des Échovirus
- des Entérovirus
- des Rhinovirus Catégorie:virus ja:ピコルナウイルス科

Iatrogène

On dit qu'une maladie, un état, un effet secondaire... est iatrogène lorsque il est occasionné par le traitement médical, en général suite à des erreurs de traitement. En grec, le mot signifie littéralement "provoqué par le médecin" (iatros signifie médecin, mais d'autres professionnels de la santé, par exemple des pharmaciens, peuvent également en être à l'origine.

Voir aussi


- Effet secondaire

Liens externes


- [http://www.iatrogenic.org/index.html American Iatrogenic Association]
- [http://www.med.rug.nl/pharma/who-cc/ggp/chapter9/page02.htm WHO guide to good prescribing: Legal obligation to write clearly] Catégorie:Éthique Catégorie:Médecine

Tatouage (dessin)

Pour le film japonais voir Tatouage (film, 1966) ---- Tatouage (film, 1966) Un tatouage est un dessin à l'encre ou quelque autre pigment, habituellement décoratif ou symbolique, indélébile sous la peau. C'est un type de modification corporelle.

Étymologie

Le mot vient du tahitien tataus, qui signifie « marquer ».

Histoire

Tatouer est une pratique attestée en Eurasie depuis le néolithique. « Ötzi », l'homme des glaces découvert gelé dans les Alpes italo-autrichiennes est mort vers -3 500. Il arbore des tatouages thérapeutiques (petits traits parallèles le long des lombaires et sur les jambes). Le bassin du Tarim (Xinjiang en Chine) a révélé plusieurs momies tatouées de type physique européen. Encore mal connues (les seuls travaux accessibles en langue occidentale sont ceux de J. P. Mallory et V. H. Mair, The Tarim Mummies, Londres, 2000), certaines d'entre elles pourraient dater de la fin du 2 millénaire avant notre ère. Trois momies tatouées ont été extraites du permafrost de l'Altaï dans la seconde moitié du (l'Homme de Payzyrk dans les années 40 ; défunts du plateau d'Ukok dans les années 90). Leurs tatouages mettent en œuvre un répertoire animalier exécuté dans un style curviligne virtuose. Les Européens ont redécouvert le tatouage lors des explorations dans le Pacifique sud avec le capitaine James Cook dans les années 1770 et les marins en particulier étaient particulièrement identifiés avec ces marques dans la culture européenne jusqu'après la Seconde Guerre mondiale.

Finalité

Les raisons pour lesquelles les gens choisissent d'être tatoués sont diverses : identification à un groupe, cosmétique, rituel religieux et utilisations magiques sont les plus fréquentes. Aussi, la sociologie du corps les tient pour un objet d'étude important. À travers l'histoire, les gens ont aussi été tatoués de force pour de nombreuses raisons. La plus connue est l'identification ka-tzetnik dans les camps de concentration pendant l'Holocauste. Des tatouages sont aussi placés sur des animaux, cependant très rarement pour des raisons décoratives. Ceux de compagnie ont des identifications et certaines parties de leur corps comme les mufles sont traitées pour éviter les coups de soleil.

Procédure

Quelques cultures tribales créent des tatouages en coupant la peau et en frottant ensuite la blessure avec de l'encre, des cendres ou d'autres agents. Cela peut être un complément à la scarification. Quelques cultures créent des marques de tatouage en frappant l'encre dans la peau avec des os aiguisés. De nos jours, la méthode ordinaire est d'introduire l'encre avec des aiguilles attachées à une barre avec un canon électrique. Lorsqu'il est enclenché, les pointes se déplacent rapidement de haut en bas et l'action des aiguilles permet l'insertion de l'encre sous la couche la plus haute de l'épiderme. Les machines agissent suivant un principe électromagnétique - à la manière des anciennes sonnettes de porte - et sont fabriquées par de nombreuses petites et moyennes entreprises dans le monde.

Cosmétiques permanents

Les cosmétiques permanents imitent les paupières, les bords des lèvres, les couleurs à lèvre, les ombres des yeux, mascara, et même des grains de beauté.

Tatouages temporaires

Les tatouages temporaires peuvent être faits avec du henné noir, fabriqué en ajoutant du PPD (p-phénylenediamine) au henné naturel pour obtenir une couleur noire au lieu de brune. Le PPD est une substance toxique et irritante. Elle est connue comme pouvant provoquer des allergies de la peau. Son incorporation dans les pâtes pour tatouages est interdite dans certains pays. L'utilisation traditionnelle du henné pratiquée dans les pays du Maghreb, en Inde et au Pakistan est désignée sous le nom de mehndi. Un autre système de tatouage temporaire utilise des timbres décoratifs et de l'encre de qualité cosmétique. Tout comme le mehndi, tatouage au henné traditionnel il est sans danger et résiste à l'eau si on ne frotte pas le motif.

Santé

Lors du tatouage, le tatoué peut ressentir d'une simple gêne à une douleur aiguë. La vue peut aussi se brouiller. Seuls les tatouages cosmétiques renferment désormais du métal.

Réglementation

Les règlements administratifs comprennent habituellement une ou plusieurs des mesures suivantes :
- les établissements de tatouage doivent être enregistrés pour des inspections périodiques,
- aucun tatouage sur des mineurs.
- pas de tatouages sur des gens ivres ou aux facultés réduites.

Termes

Quelques types de tatouages.
- Traditionnel : contours épais, fortes ombres noires, usage de couleurs primaires vives.
- Tribal : graphismes en lignes épaises, le plus souvent en noir, inspirés des tatouages primitifs en général, polynésiens en particulier
- Flash : images couvrant les murs des studios de tatouages.
- Custom : tatouage sur-mesure. Il est conçu par le client, en collaboration avec l'artiste pour donner un tatouage unique.
- réaliste: motifs exécutés de la manière la plus réaliste qui soit, les tatouages les plus réussis donnent l'impression de véritables photos
- old school: motifs d'inspiration rock'n'roll, pin-up, années 50...
- new school:
- abstract:

Popularité

C'est une mode comme le percement du corps. Des vedettes comme Angelina Jolie, Britney Spears et Johnny Hallyday en ont.

Références


- The Total Tatoo Book, Amy Krakow, ISBN 0446670014
- Tattoo Art Magazine (magazine de reproductions de tatouages) De tout temps et dans de nombreuses civilisations, l'art du tatouage a été pratiqué. Parler de mode au 21ème siecle serait un peu oublier le plus vieux tatouage retrouvé sur le corps conservé d'un habitant de la steppe et agé de plusieurs milliers d'années.

Voir aussi


- Irezumi - tatouage japonais

Liens externes


- [http://www.sciencedirect.com/science?_ob=GatewayURL&_origin=AUGATEWAY&_method=citationSearch&_piikey=S0003552103000840&_version=1&md5=f6dd58d559c19d58799b93a66225b038 Étude comparée sur les tatouages thérapeutiques d'Ötzi (L. Renaut, 2004)]
- [http://www.ephe.sorbonne.fr/ED2/renaut.htm Thèse de doctorat sur le marquage corporel dans l'Antiquité (L. Renaut, 2004)] Catégorie:Modification corporelle Catégorie:Polynésie française Catégorie:Phénomène de mode ja:入れ墨

Piercing

Le piercing est une pratique consistant à percer une partie du corps pour y mettre un bijou. C'est un type de modification corporelle.

Étymologie

Le mot vient de l'anglais pierce, qui signifie « percer ». Le mot exact en anglais est body piercing. Il consiste à faire un trou dans la peau pour y insérer un bijou.

Origines

La pratique du perçage corporel pour y insérer un ornement est ancienne. Déjà au néolithique, en Afrique, des labrets en pierre étaient insérés au niveau de la lèvre inférieure ou aux lobes des oreilles. Plus tard en Egypte, des boucles d'oreilles en or étaient portées par les hommes de haut niveau social. Les piercings nasaux sont couramment portés par les femmes en Inde depuis plusieurs siècles.

Signification

Le piercing correspond à une volonté esthétique ou une démarcation sociale. Ainsi, le piercing a pour but l'amélioration de son apparence ou la volonté de se distinguer de l'ensemble de la population en s'associant à un groupe particulier.

Piercing Moderne

anglais En occident, le piercing moderne se développa dans les années 1980, initialement dans le milieu punk. Le piercing est, dans certains cas, associé à des pratiques sexuelles ou lié au masochisme. Il est aussi utilisé par certains adolescents pour s'opposer à leurs parents ou bien pour s'affirmer. De nombreux sociologues assimilent ce phénomène récent à un rituel de passage à l'age adulte en phase avec nos sociétés individualistes (le nombril est le symbole du centre de l'ego) et valorisant l'attitude rebelle. De nombreux adeptes des piercings ont aussi des tatouages et plus rarement des scarifications. Aujourd'hui, le piercing est devenu une véritable mode et s'est progressivement répandu dans toutes les couches de la population. Ce faisant il devient un problème de santé publique car il n'est pas toujours effectué dans des conditions optimales d'hygiène. De nombreux pays occidentaux, dont la France, ont donc légiférés sur la question : la stérilisation ou l'usage d'instruments neufs est obligatoire ainsi que l'inscription à un registre national. Des contrôles sont régulièremment effectués par les services sanitaires. Catégorie:Modification corporelle Catégorie:Sexualité Catégorie:Phénomène de mode

Cirrhose

La cirrhose hépatique est une maladie chronique du foie dans laquelle l'architecture hépatique est bouleversée de manière diffuse et irréversible par une nécrose des hépatocytes, suivie de lésions de fibrose alternant avec des plages de regénération cellulaire qui ne respectent plus l'organisation initiale lobulaire. Ces zones de régénération sont appelées « nodules de régénération ». La cirrhose est la conséquence d'agression hépatocytaires prolonguées, alcoolique, virale, ou autres (médicaments, déficit enzymatique, maladie de Wilson, etc.).

Symptômes

Symptômes initiaux

Complications

Étiologie


- Hépatites virales surtout B, (D) et C, dans leur forme chronique
- Alcoolisation chronique
- Maladie génétiques (cirrhose biliaire primitive, maladie de Wilson, déficite héréditaire en alpha-1 antitrypsine...)
- Maladie auto-immune
- Hémochromatose
- Galactosémie
- Maladie de surcharge en glycogène

Diagnostic

La suspicion d'une cirrhose est basée sur l'ensemble des arguments cliniques et biologiques retrouvés chez un patient. Le diagnostique de certitude est posé par la biopsie de tissu hépatique. La biopsie hépatique n'est pas forcément nécessaire pour évoquer le diagnostique de cirrhose alcoolique, mais sera généralement effectuée pour les autres causes de cirrhose.

Anatomie pathologique

L'histologie de la cirrhose montre :
- des nodules de régénération
- une fibrose tissulaire diffuse. Le foie peut être atrophié ou inversement hypertrophié en fonction de la prédominance de lésions de destructions ou de régénérations. D'autres lésions sont visibles, elles sont caractéristiques des mécanismes ou étiologies à l'origine de la cirrhose.
- Cirrhose alcoolique :
  - la stéatose macrovésiculaire hépatique,
  - des signes d'inflammation avec une infiltration de lymphocytes et de macrophages
  - les corps de Mallory
  - une cytolyse
  - des mitochondries géantes
  - hépatosidérose
- Maladie de Wilson :
  - dépôts de cuivre dans les hépatocytes
- Hémochromatose :
  - Fer hépatique en concentration élevée
  - Dépôts d'hémosidérine
- Cirrhose biliaire primitive :
  - modification des través des canaux biliaires.

Méthodes de biopsie hépatique


- Voie trans-jugulaire
- Voie trans-pariétale (entre les côtes)
- Biopsie laporoscopique Ces techniques présentent des difficultés et des avantages propres à chacunes. Utilisation des colorations éosine-safran, trichrome de Masson, de Perls et le PAS Dosage du poids en fer et recherche d'antigènes viraux.

Pathologie

Physiopathologie

Traitement

Épidémiologie

Conséquences et complications


- Insuffisance hépatique
- Hémorragies digestives surtout oesophagiennes
- Cancer du foie (hépatocarcinome)

Commentaire

De manière assez systèmatique on relie une cirrhose à un alcoolisme. Cependant, cela n'est pas toujours le cas. Néanmoins, l'alcoolisme est la principale cause de cirrhose. la 2eme consequence de la cirrhose apres l'insuffisance hepatique est l'hypertention portale qui elle est a l'origine des hemorragies digestives .

Références

Catégorie:Gastro-entérologie ja:肝硬変

1985

Catégorie:1985 Cette page concerne l'année 1985 du calendrier grégorien.

Événements


- 12 mars : Pourparlers américano-soviétiques sur les armes spatiales, les missiles intercontinentaux et intermédiaires, à Genève.
- 19 novembre : Rencontre entre Reagan et Gorbatchev à Genève.
- Signature des accords du Plaza à New York entre les États-Unis, la France, la Grande-Bretagne, l'Allemagne et le Japon, pour une gestion concertée des taux de change afin de faire baisser le dollar (qui avait atteint 10,6 francs français).

Europe


- 5 mars : Échec et fin de la longue grève des mineurs en Grande-Bretagne (plus d'un an).
- 17 avril : Paris propose à la CEE le lancement du projet Eurêka.
- 20 avril : Reconduction « pour 20 ans » du pacte de Varsovie.
- 29 mai : Émeute mortelle au stade du Heysel à Bruxelles lors de la finale de la coupe d'Europe de Football : 38 morts.
- 12 septembre : Le Royaume-Uni expulse 31 « diplomates » soviétiques, l'URSS réplique de même.
- 27 décembre : Attentats palestiniens mortels à Rome et Vienne contre la compagnie El Al : 19 morts et 115 blessés.
- Grève générale des femmes en Islande.

France


- 21 janvier : assassinat du général Audran par Action directe.
- 25 janvier : lancement du plan informatique pour tous.
- 29 mars : Affaire Grégory : Bernard Laroche est abattu d'un coup de fusil par Jean-Marie Villemin qui lui impute l'assassinat de son fils Grégory.
- 3 mars : L'adoption d'un mode de scrutin proportionnel provoque la démission de Michel Rocard du gouvernement. DATE A VERIFIER
- 4 avril : Démission de Michel Rocard du gouvernement, à propos de l'adoption du scrutin proportionnel pour les élections législatives. DATE A VERIFIER
- 26 juin : Adoption du scrutin proportionnel pour les élections législatives.
- 10 juillet : Explosion du Rainbow Warrior en Nouvelle-Zélande par les services secrets français : 1 mort
- 12 juillet : arrestation de deux agents secrets français, les faux époux Turenge, par la police néo-zélandaise.
- 31 juillet : le gouvernement français autorise la création de chaînes privées de télévision.
- 20 septembre : Démission du ministre de la Défense Charles Hernu et l’amiral Pierre Lacoste mis en cause dans l'Affaire du Rainbow Warrior.
- 22 novembre : les agents français jugés pour dans l'Affaire du Rainbow Warrior, Alain Mafart et Dominique Prieur sont condamnés à dix ans de prison pour "homicide involontaire".
- 4 décembre : la visite du général Jaruzelski provoque le « trouble » du Premier ministre Laurent Fabius.
- 21 décembre : Ouverture par Coluche des « Restaurants du cœur ».

Russie


- 11 mars : Mikhaïl Gorbatchev remplace Konstantin Tchernenko à la tête de l'URSS, il lance bientôt la perestroïka et la glasnost.
- 8 avril : Gorbatchev annonce un moratoire sur le déploiement des SS-20 en Europe.
- En décembre, retour d'exil (intérieur) du dissident soviétique Andrei Sakharov.

Asie & sous-continent indien


- 10 juillet : Dégel sino-soviétique, voyage en URSS du vice-premier ministre chinois.
- 12 Août : Un Boeing 747 de la compagnie Japan Air Lines s'écrase sur une montagne, après avoir voulu retourner a Tokyo suite à un problème de décompression de l'appareil. 520 personnes y trouvèrent la mort, cet accident reste à ce jour le plus meurtrier de toute l'histoire de l'aviation.
- 1 septembre : Un terrible tremblement de terre, suivi d'un tsunami, secoue l'ensemble du Japon. À Tōkyō, aux prises avec un immense incendie, le bilan est de 150 000 morts, tandis qu'à Yokohama le nombre des victimes est évalué à 100 000.

Afrique


- 13 juin : Afrique du Sud, les relations sexuelles et mariages entre individus de couleur différente sont «décriminalisés»

Amériques


- 19 septembre : Violent tremblement de terre à Mexico, faisant au moins 7 000 morts.
- 12 novembre : Éruption catastrophique du Nevado del Ruiz en Colombie, faisant 25 000 morts (du fait d'un lahar) : les télévisions retransmettent le décès en direct d'une fillette.
- Dates non renseignées ou inconnues :
  - Mère Teresa ouvre un hospice à Manhattan pour les victimes du SIDA.
  - Brésil, d'immenses manifestations populaires obligent le général João Figueiredo à rendre le pouvoir, et un civil, Tancredo Neves est élu président de la République, mais meurt 4 mois après son élection.
  - Le vice-président José Sarney le remplace à la présidence. Il impose un programme d'austérité économique et introduit une nouvelle monnaie pour tenter de contenir une inflation galopante qui se montera à 1000% en 1989.

Océanie


- En février, La Nouvelle-Zélande quitte l'ANZUS.
- 30 avril : Adoption d'un projet de loi sur la Nouvelle-Calédonie où se produisent des troubles.
- 22 mai : Edgard Pisani ministre de la Nouvelle-Calédonie.
- 10 juillet : Explosion du Rainbow Warrior, navire du groupe écologiste Greenpeace, dans le port d'Auckland, du fait des services secrets français.

Proche-Orient & Monde arabo-musulman


- 22 mai : Enlèvement à Beyrouth de deux Français: Michel Seurat et Jean-Paul Kauffmann.

Arts & Cultures


- Garry Kasparov devient champion du monde des échecs (Anatoli Karpov - 10 ans).
- À Paris, Christo « emballe » le Pont Neuf.
- À l'Académie des sciences de Moscou, Alexey Pajitnov crée Tetris, le jeu vidéo le plus populaire de tous les temps.

Cinéma


- 24 avril : Sortie du film Shoah de Claude Lanzmann.
- Les ripoux de Claude Zidi remporte le César du meilleur film.
- Out of Africa de Sydney Pollack remporte l'Oscar du meilleur film.
- Papa est en voyage d'affaires d'Emir Kusturica remporte la Palme d'Or au Festival de Cannes.
- 9 édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco). Histoire d'une rencontre, de Brahim Tsaki (Algérie) obtient le grand prix (Etalon de Yennenga).

Musique


- 7 mars : Sortie de la chanson We Are the World écrite par Michael Jackson et Lionel Richie dont les bénéfices seront versés à la lutte contre la famine en Ethiopie.
- 21 mars : Création à San Francisco (États-Unis) de «Harmonielehre» de John Adams par le San Francisco Symphony, sous la direction de Edo de Waart.
- 22 septembre : Création au Théâtre de la Fenice de Venise, dans le cadre de la Biennale, de «Assaï», de Pascal Dusapin.
- Album « Mistral Gagnant » de Renaud
- Naissance du groupe rock Guns n' Roses. Composé des guitaristes Slash et Izzy Stradlin, du chanteur Axl Rose, du bassiste Duff McKagan et du batteur Steven Adler.

Sciences & techniques


- Sortie de la console de jeux Famicom aux États-Unis
- Le prix Nobel de la paix est attribué à l'Internationale des Médecins contre la Guerre Nucléaire.
- Un tremblement de terre de magnitude 6,8 sur l'échelle de Richter fait 6000 victimes à Mexico.

Sports


- 7 juillet : Boris Becker, dit Boum-Boum, joueur de tennis allemand remporte la finale homme du tournoi de tennis de Wimbledon. Il est le plus jeune vainqueur, puisque âgé de 17 ans et 7 mois.

Naissances en 1985


- 22 mars : Keira Knightley, actrice britannique
- 10 octobre: Evode Imena, scientifique Rwandais

Décès en 1985


- 2 janvier : Jacques de Lacretelle, écrivain français
- 11 février : Henry Hathaway, cinéaste américain
- 10 mars : Konstantine Tchernenko, homme d'État soviétique
- 28 mars : Marc Chagall, peintre français d'origine russe
- 10 avril : Vladimir Jankélévitch, philosophe français
- 11 avril : Enver Hoxha, dirigeant albanais
- 27 juillet : Michel Audiard, scénariste et réalisateur français
- 6 août : Philippe de Dieuleveult, journaliste et animateur de télévision
- 19 septembre : Italo Calvino, écrivain italien
- 30 septembre : Simone Signoret, actrice
- 10 octobre : Orson Welles, l'acteur et réalisateur américain
- 24 novembre : René Barjavel, écrivain et journaliste français
- 14 novembre : Hadrien Moulinier, homme politique burkinabé __NOTOC__ als:1985 ja:1985年 ko:1985년 ms:1985 simple:1985 th:พ.ศ. 2528

Cirrhose

La cirrhose hépatique est une maladie chronique du foie dans laquelle l'architecture hépatique est bouleversée de manière diffuse et irréversible par une nécrose des hépatocytes, suivie de lésions de fibrose alternant avec des plages de regénération cellulaire qui ne respectent plus l'organisation initiale lobulaire. Ces zones de régénération sont appelées « nodules de régénération ». La cirrhose est la conséquence d'agression hépatocytaires prolonguées, alcoolique, virale, ou autres (médicaments, déficit enzymatique, maladie de Wilson, etc.).

Symptômes

Symptômes initiaux

Complications

Étiologie


- Hépatites virales surtout B, (D) et C, dans leur forme chronique
- Alcoolisation chronique
- Maladie génétiques (cirrhose biliaire primitive, maladie de Wilson, déficite héréditaire en alpha-1 antitrypsine...)
- Maladie auto-immune
- Hémochromatose
- Galactosémie
- Maladie de surcharge en glycogène

Diagnostic

La suspicion d'une cirrhose est basée sur l'ensemble des arguments cliniques et biologiques retrouvés chez un patient. Le diagnostique de certitude est posé par la biopsie de tissu hépatique. La biopsie hépatique n'est pas forcément nécessaire pour évoquer le diagnostique de cirrhose alcoolique, mais sera généralement effectuée pour les autres causes de cirrhose.

Anatomie pathologique

L'histologie de la cirrhose montre :
- des nodules de régénération
- une fibrose tissulaire diffuse. Le foie peut être atrophié ou inversement hypertrophié en fonction de la prédominance de lésions de destructions ou de régénérations. D'autres lésions sont visibles, elles sont caractéristiques des mécanismes ou étiologies à l'origine de la cirrhose.
- Cirrhose alcoolique :
  - la stéatose macrovésiculaire hépatique,
  - des signes d'inflammation avec une infiltration de lymphocytes et de macrophages
  - les corps de Mallory
  - une cytolyse
  - des mitochondries géantes
  - hépatosidérose
- Maladie de Wilson :
  - dépôts de cuivre dans les hépatocytes
- Hémochromatose :
  - Fer hépatique en concentration élevée
  - Dépôts d'hémosidérine
- Cirrhose biliaire primitive :
  - modification des través des canaux biliaires.

Méthodes de biopsie hépatique


- Voie trans-jugulaire
- Voie trans-pariétale (entre les côtes)
- Biopsie laporoscopique Ces techniques présentent des difficultés et des avantages propres à chacunes. Utilisation des colorations éosine-safran, trichrome de Masson, de Perls et le PAS Dosage du poids en fer et recherche d'antigènes viraux.

Pathologie

Physiopathologie

Traitement

Épidémiologie

Conséquences et complications


- Insuffisance hépatique
- Hémorragies digestives surtout oesophagiennes
- Cancer du foie (hépatocarcinome)

Commentaire

De manière assez systèmatique on relie une cirrhose à un alcoolisme. Cependant, cela n'est pas toujours le cas. Néanmoins, l'alcoolisme est la principale cause de cirrhose. la 2eme consequence de la cirrhose apres l'insuffisance hepatique est l'hypertention portale qui elle est a l'origine des hemorragies digestives .

Références

Catégorie:Gastro-entérologie ja:肝硬変

Cancer

catégorie:cancer catégorie:cancérologie catégorie:maladie Le cancer est une maladie caractérisée par une prolifération cellulaire anormale au sein d'un tissu normal de l'organisme. Ces cellules dérivent toutes d'un même clone, cellule initiatrice du cancer qui a acquis certaines caractéristiques lui permettant de se diviser indéfiniment et de pouvoir former des métastases. Un cancer est un terme général pour n'importe quelle maladie pour lesquelles certaines cellules du corps humain se divisent d'une manière incontrôlée. Les nouvelles cellules résultantes peuvent former une tumeur maligne (un néoplasme) ou se propager à travers le corps. Quelques types de cancer :
- Le cancer du sein
- Le cancer du côlon : cancer du côlon, et, proche, celui du rectum
- Le myélome multiple : cancer de la moelle osseuse
- les leucémies : cancers du sang
- Le sarcome de Kaposi : cancer des vaisseaux sanguins
- Lymphomes : Maladie de Hodgkin et Lymphome non hodgkinien

Terminologie

L'oncologie (ou cancérologie) est la spécialité médicale d'étude, de diagnostic et de traitement des cancers. Elles est pratiquée par des médecins oncologues ou cancérologue. Ceux-ci peuvent être suivant leur spécialité chimiothérapeute ou radiothérapeute. Du fait d'une image péjorative sur le pronostic auprès du public, le cancer a de nombreux synonymes employés par les médecins : néoplasie, néoplasme, polymitose, carcinome… Certains termes sont plus populaires : crabe

Statistiques

Lorsque l'on compare les statistiques nationales, il faut se méfier des différentes classifications. Ainsi, en France, le terme « cause environnementale » fait référence aux produits chimiques et à la pollution…, alors qu'en anglais, cela fait référence à tout ce qui entoure l'homme et de manière générale tous les facteurs exogènes, c'est-à-dire le soleil, l'alcool, le tabagisme, le nombre de grossesses… C'est ainsi que l'on pourra lire dans des sources anglo-saxons que 70 % des cancers sont provoqués par des facteurs environnementaux, alors que dans des sources françaises, cela ne représentera que quelques pourcents.

En France

Le nombre total des décès par cancer en France était, en 1997, de 146 705, soit environ 241 décès pour 100 000 habitants. C'est la deuxième cause de mortalité après les maladies cardiovasculaires. En 2000, 278.000 personnes étaient atteintes d'un cancer et 150.000 mortes. Les cancers des voies aérodigestives supérieures représentent 15 % des cancers (en majorité cancers du larynx) [http://www.mutiles-voix.com/didacticiel/html/121.htm]. Notons que la France est le pays ayant la plus longue survie après cancer (source : Le téléphone sonne, émission radiophonique de France Inter, 24 mai 2005).

Facteurs de risque

Il existe de nombreux facteurs prédisposant au cancer : ils sont appelés cancérigènes, carcinogènes ou cancérogènes. Ils peuvent être :
- génétiques, c'est-à-dire avoir une composante héréditaire (cas de certains cancers du sein) ;
- environnementaux :
  - pollution : son rôle exact est difficile à préciser ;
  - alimentation : l'obésité favorise de nombreux cancers ; la consommation régulière de fruits et légumes diminue le risque de nombreux cancers ; l'alcool, enfin, favorise les cancers de la gorge, de l'oesophage et du foie ;
  - radiations (sans oublier le rôle du soleil dans la genèse des cancers de la peau) ;
  - infections par certains germes ; L'OMS estime à 10 % la proportion de cancers liés au travail (rôle de l'amiante par exemple dans le mésothéliome). Il faut noter le rôle particulier du tabac qui est un facteur de risques important pour différents cancers (voies respiratoires, ORL, vessie).

Biologie des tumeurs malignes

Carcinogenèse

La carcinogenèse est la création d'un cancer. Le cancer est considéré actuellement comme une maladie des gènes. Typiquement, plusieurs séries de mutations sont nécessaires avant qu'une cellule ne devienne cancéreuse. Nous distinguons les oncogènes, qui promeuvent le cancer quand il est activé par une mutation et les gènes suppresseurs de tumeurs, qui créent un cancer quand ils sont désactivés par une mutation. Ces mutations peuvent avoir différentes causes : les radiations ou des produits chimiques qualifiés de carcinogènes ; des prédispositions héréditaires ne sont pas rares ; certains virus qui peuvent provoquer un cancer ont également été décrits (le papilliomavirus est impliqué dans certains cancers de l'utérus par exemple). Habituellement, ils contiennent dans leur génome certains oncogènes ou gènes inactivateurs du suppresseur de tumeur. Dans environ 15% de tous les cancers, les virus semblent jouer un rôle ; des bactéries, comme Helicobacter pylori, peuvent provoquer des carcinogenèses par un processus d'inflammation chronique. Finalement, des dommages par des radicaux libres, qui sont un by-product naturel d'oxygène métabolique, peuvent provoquer des mutations de l'ADN. Pour la plupart des cancers, on ne peut pas dire quel événement est la cause initiale. Cependant, avec la biologie moléculaire, il est possible de caractériser les mutations à l'intérieur d'une tumeur et jusqu'à un certain point de prévoir son comportement. Par exemple, environ la moitié des tumeurs sont déficientes en gène suppresseur de tumeur p53, également connu sous le nom de gardien du génome. Cela est généralement associé à un mauvais pronostic pour le patient, car les cellules tumorales sont dans ce cas moins susceptible de passer en état d'apoptose (mort programmée des cellules) après qu'elles ont été endommagées par la thérapie. Il y a alors résistance au traitement anti-cancéreux. Il existe plusieurs mutations qui rendent les tumeurs malignes. Les mutations des gènes des télomérases permettent à une cellule de se diviser indéfiniment. D'autres mutations permettent à la tumeur de faire pousser de nouveaux vaisseaux sanguins pour s'alimenter ou de se détacher des tissus environnants en infectant d'autres parties du corps (métastases). Une cellule qui dégénère en cellule tumorale n'acquiert pas habituellement toutes ces propriétés en une seule fois mais les cellules filles sont sélectionnées pour les construire. Ce processus est appelé évolution cellulaire. Un premier pas dans le développement d'une cellule tumorale est habituellement un petit changement dans l'ADN, souvent un point de mutation, qui conduit, entre autres choses, à une instabilité génétique de la cellule. Aussi, le motif de méthylation de l'ADN de la cellule change, activant et désactivant des gènes plus ou moins aléatoirement. Les cellules qui se divisent à un rythme rapide, telles que les cellules systémiques ont un risque plus élevé de devenir des cellules tumorales que celles qui se divisent moins ou qui ne se divisent pas du tout comme les neurones. Si la cellule tumorale initiale (ou le groupe de cellules tumorales) n'est pas supprimée par le système immunitaire, elle va se développer en cancer. Dans les « systèmes modulaires cellulaires », les cellules sont exposées à des influences carcinogéniques (chimie, radiations). Dans ces systèmes, les premiers signes d'une cellule développant une tumeur sont : # L'immortalité. Exemple : le nombre usuel de divisions cellulaires pour une cellule mammaire est de 50 à 60 (sénescence cellulaire), alors elle cesse de se diviser. Les cellules tumorales continuent de se diviser sans fin ; ainsi les cellules du cancer d'Henrietta Lacks (souche HeLa) vivent toujours aujourd'hui, et sont plus nombreuses que ne l'ont jamais été les cellules d'Henrietta Lacks vivantes. On note aussi que la limite de Hayflick n'affecte pas les cellules cancéreuses. # L'altération morphologique. # La construction d'amas (clusters) cellulaires (Foci). # La perte de l'inhibition de contact. # La baisse ou la non utilité de facteurs de croissance. Les points 2 à 4 (ci-dessus) peuvent parfois être tracés avec les mutations des gènes qui résultent d'une rupture de l'adhérence cellulaire. Certaines protéines d'adhérence cellulaire sont oncogènes.

Cancer et capacité des cellules à se reproduire

Le cancer est une « erreur de multiplication » de cellules. Les cellules musculaire se multipliant très peu, les cancers des muscles (myosarcomes, rhabdomyosarcome sur des fibres musculaires striées ou leiomyosarcomes sur des fibres musculaires lisses) comme par exemple le cancer du cœur (cas d'endothéliomes), sont extrêment rares. Notons que les neurones non plus ne se divisent pas ; le cancer du cerveau (tumeur cérébrale) naît en fait dans les cellules gliales, qui accompagnent les neurones.

Diagnostic

Même s'il existe des éléments permettant d'identifier un cancer avec une grande probabilité, le diagnostic de certitude se fait que sur analyse au microscope (anatomopathologie) d'un échantillon de la tumeur (éventuellement aidé par d'autres techniques). Cet échantillon vient soit d'une biopsie (simple prélèvement d'un morceau de la tumeur) qui peut être faite, suivant la localisation, suivant différentes procédures (fibroscopie, ponction à travers la peau…), soit d'une pièce opératoire (tumeur enlevé par le chirurgien).

Évolution

De son foyer initial, le cancer va (en dehors de tout traitement ou si le traitement n'est pas efficace) :
- se développer de manière locale. Il provoque dans ce cas une compression des organes voisins, voire un envahissement et une destruction des tissus adjacents ;
- se développer de manière régionale. Il envahit les ganglions lymphatiques, où logent les cellules du système immunitaire ;
- se propager à distance de la tumeur initiale et former des métastases. Il y a souvent une confusion chez les patients et leur famille : un cancer du sein avec des métastases au niveau du cerveau ne donne pas un cancer du cerveau ; c'est toujours le cancer du sein initial, mais qui s'est développé ailleurs. Il faut continuer à le traiter comme un cancer du sein. L'évolution dépend du type du cancer et de sa prise en charge : certains ne font que très peu de métastases et sont très sensibles aux traitements permettant d'aboutir dans la grande majorité des cas à une guérison. D'autres sont malheureusement encore très difficilement maîtrisables et peuvent entraîner le décès à court terme. Une évaluation précise du type du cancer auprès d'un médecin spécialisé est donc indispensable.

De quoi meurt-on quand on « meurt d'un cancer » ?

C'est là une question fréquemment posée aux médecins par les patients ou leur famille, qui ont peine à croire qu'une petite tumeur (du moins en apparence) menace tout un organisme. La réponse est invariable : la vie dépend de la bonne marche d'un certain nombre de fonctions, dont la respiration (au sens large, en incluant la distribution d'oxygène par la circulation sanguine), la digestion et l'excrétion (reins, foie). Selon celui des trois systèmes qui est altéré par les cellules cancéreuses, par exemple, le patient meurt — si l'on n'arrive pas à juguler la progression du mal — :
- d'insuffisance respiratoire;
- de dénutrition;
- d'empoisonnement, par accumulation de substances toxiques normalement filtrées et excretées par les reins et le foie.

Principes de traitement

Il doit être fait uniquement en milieu spécialisé, en règle sur une stratégie définie par une équipe médicale pluri disciplinaire (c'est-à-dire comportant des médecins de plusieurs spécialités : oncologie, radiothérapie, chirurgie, gynécologues, gastro-entérologues, etc). Il nécessite :
- d'avoir un diagnostic de certitude et de connaître le type du cancer,
- d'évaluer son extension locale, régionale et la présence ou non de métastases,
- d'évaluer l'état général du patient (âge, fonctions cardiaque et rénale, présence d'autres maladies) Suivant les cas, il repose sur :
- l'exérèse (l'ablation) chirurgicale large de la tumeur quand cela est possible, large voulant dire que le scalpel du chirurgien passe uniquement par des tissus sains ;
- une chimiothérapie, prescription de médicaments s'attaquant au cancer et à ses métastases ;
- une radiothérapie, l'irradiation de la tumeur permettant de faire fondre, voir disparaître, celle-ci. Certains cancers peuvent bénéficier également :
- d'un traitement hormonal ;
- d'un traitement à visée immunologique. Souvent, plusieurs de ces types de traitements sont nécessaires chez un même patient. Il ne faut pas oublier :
- le traitement des conséquences de la tumeur ;
- la prise en charge des effets secondaires du traitement ;
- le traitement de la douleur.

Soutien psychologique

Apprendre qu'on a un cancer est très difficile à assumer, tant cette nouvelle a longtemps été considérée comme celle d'une mort imminente. Par ailleurs l'hospitalisation, l'opération chirurgicale et les traitements adjuvants changent profondément la vie du malade. Il est donc essentiel d'apporter aux malades un soutien psychologique adapté. En France, l'association de Psycho-oncologie étudie comment aider au mieux les cancéreux, ce qui passe en général par la participation à des groupes de patients qui vivent les mêmes épreuves.

Prévention

Elle se base sur :
- l'évitement ou la diminution de l'exposition aux carcinogènes de l'environnement : principalement, la lutte contre le tabagisme, la consommation excessive d'alcool et l'exposition excessive au soleil ;
- le traitement des lésions pré-cancéreuses. Il convient de faire la différence entre la prévention, qui cherche à diminuer la survenue de la maladie en luttant contre ses facteurs favorisants, et le dépistage, qui cherche à mettre en évidence une maladie de manière précoce pour la traiter plus facilement. Voir les articles :
- Prévention
- Dépistage
- Prévention du cancer colorectal

Dépistage

Il consiste en la détection de lésions pré-cancéreuses ou de cancers à des stades peu avancés : on recherche, chez une personne qui ne présente pas de symptômes, à mettre en évidence la maladie de manière précoce. Cela se fait par :
- La clinique (l'examen du patient) : palpation des seins, toucher rectal...
- Des examens paracliniques : radiographies, dosages biologiques. Le but est de trouver, dans une population donnée, des lésions que l'on peut traiter facilement : si l'on attend les symptômes, il est souvent nécessaire d'avoir recours à des traitements plus lourds pour traiter la maladie. Les dépistages ayant prouvé leur intérêt (ils diminuent le nombre de décès par cancer) sont :
- Le frottis du col utérin, pour dépister les lésions pré-cancéreuses et les petits cancers du col utérin
- La mammographie, pour dépister des cancers du sein à un stade précoce Actuellement, on cherche à prouver l'intérêt de la recherche de saignements minimes dans les selles (test hémocult) pour le dépistage des polypes et des petits cancers du colons.

Voir aussi


- 0810 0810 821 (France) Cancer Information Service

Liens internes


- Liste de cancérogènes du groupe 1 du CIRC

Liens externes


-
- [http://www.chu-rouen.fr/ssf/arbos/arbcancerpathfr.html Arborescence tumeurs], CHU de Rouen.
- [http://spiral.univ-lyon1.fr/polycops/Cancerologie/Cancerologie-1.html Épidémiologie des cancers], P. Roy, J.-P. Gérard, Université de Lyon.
- [http://www.sante.gouv.fr/htm/pointsur/nutrition/actions42_cancer.pdf Alimentation, nutrition et cancer : vérités, hypothèses et idées fausses], INPES (PDF).
- [http://www.dentalespace.com/fc/patho/cancer_cd4.htm Le chirurgien-dentiste face au malade cancéreux].
- [http://www.allerg.qc.ca/therdoutcancer.html Thérapies de cancer douteuses], Quackwatch.
- [http://www.newstarget.com/002079.html Comment attraper facilement le cancer en 5 étapes (en anglais)].
- articles du Généraliste (en PDF)
  - [http://generaliste.medimedia.tm.fr/gene/tl_fch/dossfmc/fmckcbronch.pdf Cancer bronchique], Le Généraliste n°2022, 11 avril 2000
  - [http://generaliste.medimedia.tm.fr/gene/tl_fch/dossfmc/fmctestic.pdf Cancers du testicule. La bourse ou la vie], Le Généraliste n°2206, 31 mai 2002
  - [http://generaliste.medimedia.tm.fr/gene/tl_fch/dossfmc/fmckvads.pdf Cancer des voies aéro-digestives supérieures], Le Généraliste n°2220, 11 octobre 2002
  - [http://generaliste.medimedia.tm.fr/gene/tl_fch/dossfmc/gene-2274-fmc.pdf La prévention du cancer du col de l’utérus], Le Généraliste n°2274, 23 janvier 2004
  - [http://generaliste.medimedia.tm.fr/gene/tl_fch/dossfmc/gene-2279-fmc.pdf La douleur cancéreuse à domicile], Le Généraliste n°2279, 27 février 2004

Bibliographie


- Guérir du cancer ou s'en protéger, Dominique Belpomme, Fayard, 2005 ISBN 2213624208
- Les aliments préventifs contre le cancer, Marie-Amélie Picard, Delville Santé, 2005 ISBN 2859221956
- Guérir envers et contre tout. Le guide quotidien du malade et de ses proches pour surmonter le cancer, Carl Simonton, Stephanie Matthews Simonton, James Creighton, Desclée de Brouwer, 1982 ISBN 2220025373
- Guérisons remarquables, Caryle Hirshberg, Marc Ian Barasch, J'ai lu, 1996 ISBN 2290049077
- Les chemins de l'espoir : Comprendre le cancer pour l'éviter et le vaincre, David Khayat, Odile Jacob, 2005 ISBN 2738116124 ja:悪性腫瘍 ko:암 ms:Penyakit Barah simple:Cancer th:มะเร็ง

Drogue

En pharmacologie, la drogue désigne le principe actif d'une plante. Autrefois, les drogues étaient vendues par les apothicaires et les droguistes. Un ouvrage encyclopédique recensant les drogues de toutes les plantes s'appelle une pharmacopée. En biologie cellulaire, on appelle drogue tout composé chimique ou biochimique capable de bloquer ou modifier une ou plusieurs activités intracellulaires. La drogue (du néerlandais droog, sec), est un terme couvrant un ensemble de substances psychotropes, c'est-à-dire, qui modifient l'esprit et/ou la volonté et/ou le jugement, et qui créent parfois une dépendance (pharmacodépendance), appelée aussi addiction.

Origine

Le terme était utilisé à l'origine pour désigner les plantes exotiques (épices, pharmaceutiques ou autre) séchées pour la conservation et amenées en Europe par le port d'Amsterdam. Certains commerces d'articles de quincaillerie et de produits ménagers portent encore l'appellation de droguerie. Depuis, le sens a varié pour s'appliquer aux médicaments (il reste employé ainsi par certaines vieilles personnes), puis est maintenant majoritairement utilisé pour désigner les psychotropes, voire, lorsque l'on parle du trafic de drogue, uniquement les psychotropes illégaux.

Implications médicales

Les drogues agissent souvent sous l'influence d'un ou plusieurs alcaloïdes, modifient les transmissions synaptiques. Voir l'article de fond psychotropes

Implications sociales

Situation

La consommation de psychotropes est un phénomène dont on retrouve des traces dans toutes les sociétés. Cependant, alors que dans les sociétés traditionnelles sa consommation était encadrée par un rituel et limitée à certaines personnes et certaines occasions, les sociétés modernes sont confrontées depuis le à un nouveau type de consommation dont les effets sur les individus et la société sont très différents. Les drogues sont aujourd'hui des marchandises produites industriellement et leur consommation devient un loisir banalisé, une mode ou un moyen d'affirmer son appartenance à tel ou tel groupe social.

Facteurs incitants ou agravants

Il y a de nombreuses circonstances qui peuvent mener à la consommation de drogue et/ou la favoriser: