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| Années 1980 |
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Catégorie:Décennie
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Catégorie:Date
Mur de Berlin
Le Mur de Berlin (en allemand Berliner Mauer) — également appelé le Mur sans équivoque possible et « rideau de fer » (vocable plus général sur la frontière entre les deux Allemagne) — fut érigé en plein Berlin le 13 août 1961 et concrétisa la guerre froide en isolant la partie de la ville contrôlée par les Soviétiques des autres secteurs, séparant physiquement la ville en Berlin-Est et Berlin-Ouest. La République démocratique allemande tentait ainsi de mettre fin à un exode des Allemands de l'Est cherchant refuge à l'Ouest. L'affaiblissement de l'Union soviétique permit aux Allemands de l'Est, le 9 novembre 1989, d'abattre le « Mur de la honte » dans un élan de liberté qui a passionné le « Monde libre » tout entier.
Histoire
Contexte
Monde libre
Après la fin de la Seconde Guerre mondiale en 1945, l'Allemagne est divisée en quatre zones d'occupation sous administration soviétique, américaine, britannique et française, conformément à l'accord conclu à la conférence de Yalta. Berlin, ex-capitale du Reich est elle-même divisée en quatre secteurs. Très vite la guerre froide démarre sous plusieurs fronts entre l'Est et l'Ouest. Berlin occupe alors une place centrale dans l'affrontements entre leurs services secrets respectifs. Le blocus de Berlin décidé par Staline en 1948 marque une première grande crise dans ce contexte de guerre froide.
L'année 1949 voit la création à l'ouest de la République fédérale d'Allemagne suivi de près
par celle de la République démocratique allemande. On commence alors des deux côtés à mieux
sécuriser et compléter les frontières. La création de deux États consolide la division politique
de Berlin. Des douaniers et des soldats détachés à la surveillance de la frontière patrouillent
entre la RDA et la RFA ; de solides clôtures seront plus tards érigées du côté RDA.
Légalement, Berlin garde le statut d'une ville démilitarisée (de soldats allemands) partagée en quatre secteurs et indépendante des deux États allemands ; en réalité la portée pratique de cette indépendance est très limitée : le statut de Berlin-Ouest s'apparente à celui d'un Land, avec par exemple des représentants sans droit de vote au Bundestag ; Berlin-est devient en violation de son statut capitale de la RDA
Avec le durcissement de la guerre froide (embargo technologique des pays membres du COCOM
contre le bloc de l'Est ; tensions diplomatiques permanentes ; manœuvres militaires)
la RDA intensifie la protection de ses frontières. La frontière entre les deux Allemagnes
devient une part de la frontière entre le Conseil d'assistance économique mutuelle et la Communauté économique européenne, entre l'OTAN et le pacte de Varsovie, bref entre deux blocs de conceptions politiques, idéologiques, économiques et culturelles opposées.
pacte de Varsovie
Depuis sa création, la RDA doit affronter un flot d'émigration croissant vers la RFA,
fuyant en particulier à Berlin où la frontière en plein milieu de la ville est difficilement
contrôlable, contrairement à la frontière RFA-RDA déjà très surveillée. 2,6 millions
d'Allemands fuient ainsi la RDA par Berlin-est entre 1949 et 1961 ; 47 433 pendant
les deux premières semaines d'août 1961 riches en rumeurs. De plus, Berlin-Ouest joue
le rôle de porte vers l'ouest pour de nombreux Tchèques et Polonais.
Comme l'émigration concerne particulièrement les jeunes actifs bien éduqués, cette émigration pose un problème pour l'économie voire pour l'existence même de la RDA.
Tout comme les 50 000 Berlinois travailleurs frontaliers à Berlin-Ouest, mais habitant à Berlin-Est ou dans sa banlieue, où le coût de la vie et de l'immobilier est plus favorable.
À partir du 4 août 1961 un décret oblige les travailleurs frontaliers à s'immatriculer comme tels, et à payer leurs loyers en Deutsche Mark (de la RFA).
Avant même la construction du mur, la police de la RDA surveille intensivement aux points d'accès à Berlin-ouest ceux qu'elles désignent comme contrebandier ou déserteurs de la République. De nombreuses personnes habitant ou travaillant dans la RDA achètent en effet à Berlin-Est les aliments et biens de consommation rendus bon-marché par l'affaiblissement de la devise de la RDA, contribuant ainsi à affaiblir l'économie planifiée de l'Allemagne de l'Est. Le Mur doit ainsi servir à stopper définitivement ce que le langage populaire désigne alors comme vote avec les pieds.
Construction
Le programme de construction du Mur est un secret d'État du gouvernement est-allemand.
Le mur sera érigé en pleine nuit par des maçons au nom du Parti et sous la protection de policiers et de soldats - en violation des protestations du président du conseil national de la RDA, Walter Ulbricht qui déclare le 15 juin 1961 lors d'une conférence internationale à Berlin-Est en réponse à une journaliste allemande :
1961
1961
Ulbricht est le premier à employer le mot mur dans cette optique, deux mois avant qu'il ne soit érigé.
Certes, les Alliés avaient eu vent de la décision de mesures drastiques visant au verrouillage de Berlin-Ouest, ils se montrent cependant surpris par son ampleur et sa soudaineté. Cependant leurs droits d'accès à Berlin-Ouest étant respectés, ils décident de ne pas intervenir. Le Bundesnachrichtendienst (service secret de la RFA) avait lui aussi début juillet des informations semblables.
Après la rencontre entre Ulbricht et Khrouchtchev lors du sommet des pays membres du Pacte de Varsovie (3-5 aout 1961), le Bundesnachrictendiest informe le 9 novembre :
Les informations disponibles montrent que le régime de Pankow s'efforce
d'obtenir l'accord de Moscou pour l'entrée en vigueur de mesures visant
à se barricader ; en particulier le bouclage du secteur soviétique à Berlin
et l'interruption des métros et des trams circulant entre Berlin-Est et
Berlin-Ouest… Il reste à observer si et jusqu'où Ulbricht est capable
de faire accepter de telles exigences par Moscou.
Moscou
La déclaration publique du sommet du Pacte de Varsovie propose de « contrecarrer à la frontière avec Berlin-Ouest la volonté de nuire aux pays du camp socialiste et d'assurer autour de Berlin une surveillance fiable et un contrôle efficace. »
Le 11 août 1961, le soviet de la RDA informe du résultat de la consultation avec Moscou et donne les pleins pouvoirs au conseil des ministres pour en assurer la réalisation. Le conseil des ministres de la RDA décide le 12 août de l'emploi des forces armées pour occuper la frontière avec Berlin-ouest et ériger une enceinte de protection.
Le 12 août 1961, le Bundesnachrichtendienst communique l'information qu'« une conférence a eu lieu à Berlin-Est au centre de décision du SED en présence de hauts responsables du parti. On pouvait y apprendre que la situation d'émigration croissante de fugitifs rend nécessaire
le bouclage de Berlin-Ouest dans les jours qui suivent - pas de précision supplémentaire - et non dans deux semaines comme il était prévu initialement. »
SED
Dans la nuit du 12 au 13 août 1961, 14 500 membres des forces armées bloquent les rues et les lignes menant à Berlin-Ouest. Des troupes soviétiques se tiennent prêtes au combat et sont présentes aux postes frontières. Tous les moyens de transport entre les deux Berlin sont interrompus. En septembre 1961, des métros et des trams circuleront cependant sous Berlin-Est sans cependant s'arrêter à ce qu'on appelle désormais les gares fantômes. Erich Honecker, en tant que secrétaire du comité central pour les questions de sécurité, assure la planification et la responsibilité politique du SED pour la construction du mur. Pendant la période qui s'étale jusqu'en septembre 1961, 85 membres des seules forces de surveillance passent à l'Ouest - imités en cela par 400 civils. Les images du jeune douanier Conrad Schumann enjambant les barbelés ou de fugitifs descendant par une corde en drap de lit des maisons situées sur la frontière marquent alors les esprits.
Réactions en RFA
Le chancelier fédéral Adenauer appelle le jour même la population au calme et à la raison et évoque sans plus de précisions des réactions que les alliés s'apprêtent à prendre en commun. Il attend deux semaines avant de se rendre à Berlin-Ouest.
Seul le maire de Berlin-ouest et futur chancelier allemand Willy Brandt réagit énergiquement - mais impuissant - contre l'emmurement de Berlin et sa coupure définitive en deux. Les Länder allemands ouvrent la même année à Salzgitter un centre de documentation sur les violations des droits de l'homme perpertrés par la RDA, afin de s'opposer symboliquement au régime. Le 16 août 1961, une protestation de 300 000 entoure Willy Brandt devant la mairie.
Réactions des Alliés
Salzgitter
La réaction des Alliés est du genre traînante : il faut attendre 20 heures avant que les colonnes militaires ne se présentent à la frontière ; 40 heures pour qu'un avertissement ne soit communiqué au commandant soviétique de Berlin ; 72 heures seront même nécessaires pour que les protestations des diplomates alliés n'atteignent Moscou - pour la forme. Des rumeurs incessantes croient savoir que Moscou avait assuré les Alliés de ne pas empiéter à leurs droits sur Berlin-Ouest. L'expérience du blocus de Berlin-Ouest avait effectivement montré aux yeux des Alliés que le statut de Berlin-Ouest était constamment menacé - la construction du Mur représente dès lors qu'une confirmation du statu quo.
Réactions internationales en 1961 :
- « Une solution peu élégante, mais 1 000 fois préférable à la guerre. » John Kennedy, président américain
- « Les Allemands de l'Est mettent un terme au flot d'émigration, et se retranchent derrière un mur de fer encore plus épais. Rien d'illégal à cela. » Harold Macmillan, Premier ministre britannique.
Toujours est-il que le président John Kennedy soutient fermement la ville libre de Berlin. Il envoie un groupe de combat supplémentaire de 1 500 hommes à Berlin-Ouest et remet en service le général Lucius D. Clay. Le 19 août 1961, Clay et le vice-président américain Lyndon Johnson se rendent à Berlin. Ulbricht impose aux employés et aux officiers alliés des contrôles aux postes de police et de douane, ce qui déclenche la colère, en particulier des Américains.
Finalement, le commandant du Groupe des troupes soviétiques stationnées en RDA doit intervenir énergiquement auprès des fonctionnaires de la RDA pour calmer leurs ardeurs.
Le 27 octobre, on en vient à une confrontation directe entre troupes américaines et soviétiques ; 10 chars américains et soviétiques se postant précisément de part et d'autre de la frontière. Les chars se retirent le lendemain, aucune des deux parties ne voulant enclencher pour Berlin l'escalade entre les deux blocs, qui risquerait peut-être carrément de déclencher une guerre nucléaire.
Une nation - deux pays
Les ressortissants de Berlin-Ouest ne pouvaient déjà plus depuis le 1 juin 1952 entrer librement en RDA. Après de longues négociations, un laissez-passer est introduit en 1963 permettant à plusieurs milliers d'habitants de Berlin-Ouest de visiter leurs familles en fin d'année.
À partir du début des années 70, la politique suivie par Willy Brandt et Erich Honecker de rapprochement entre la RDA et la RFA (Ostpolitik) rend les frontières entre les deux pays un peu plus perméable. La RDA simplifie les autorisations de voyage hors de RDA, en particulier
pour les non-actifs comme les retraités, et autorise les simples visites d'Allemands de l'Ouest dans les régions près de la frontière. Pour une liberté de circulation plus grande, la RDA exige la reconnaissance de son statut d'État souverain et indépendant, ainsi que la livraison de citoyens de la RDA rétifs au retour dans leur pays. Cette dernière exigence est catégoriquement refusée par la république fédérale au nom du respect de sa loi fondamentale.
La propagande de la RDA désigne le Mur ainsi que toute la frontière avec la RFA comme un « mur de protection anti-fasciste » protégeant la RDA contre l'« émigration, le noyautage, l'espionnage, le sabotage, la contrebande, la braderie et l'agression de l'Ouest ».
En réalité, les systèmes de défenses de la RDA se dressaient principalement contre ses propres citoyens.
Chute du Mur
loi fondamentale
loi fondamentale
Le mur de Berlin tombe dans la nuit du jeudi 9 au vendredi 10 novembre 1989 après plus de 28 années d'existence. Cet évènement qui a changé la face de l'histoire a été porté d'une part des manifestations massives et l'exigence affirmée de liberté de circulation dans l'ex-RDA, d'autre part la fuite continuelle de pans entiers de la population de la RDA, soit par les ambassades de plusieurs capitales de pays de l'Est (Varsovie et Prague notemment), soit par la frontière Hongrie-Autriche à Sopron sur la Neudlieder See ouverte peu avant.
Une conférence de presse avec Günter Schaboswski, membre du bureau politique, transmise en direct par la télévision joua le rôle de déclencheur. À 18 h 57, vers la fin de la conférence, Schaboswski lit incidemment une décision du conseil des ministres, dont il s'avérera plus tard qu'elle était un simple document de travail. D'autres affirment que le brouillon du conseil des ministres avait été approuvé, mais qu'il ne devait être communiqué à la presse qu'à partir de 4 heures le lendemain matin, le temps de pouvoir informer tous les organismes concernés :
Présents sur le podium à côté de Schabowski : les membres du comité central du
SED Helga Labs, Gerhard Beil et Manfred Banaschak. Schabowski lit un brouillon d'une
décision du conseil des ministres se trouvant devant lui. Les voyages privés
vers l'étranger peuvent être autorisés sans exigence de justificatifs - motifs
de voyages ou situation familiale. Une circulaire en ce sens va être bientôt
diffusée. Les départements de la police populaire responsable des visas sont mandatés
pour accorder sans délai des autorisations permanentes de voyage, sans que les
conditions actuellement en vigueur aient à être remplies. Toutes les frontières avec la RFA
sont ouvertes de façon permanente.
Question d'un journaliste : Quand ceci entre-t-il en vigueur ?
Schabowski, feuilletant ses notes : Autant que je sache… immédiatement
Hans-Hermann Hertle, Katrin Elsner : Mein 9. November (1999)
Grâce aux annonces des radios et télévisions de Berlin-ouest et de RFA, la nouvelle se propage rapidement sous le cri d'ordre : Le mur est ouvert !. Plusieurs milliers de Berlinois se pressent aux points de passages et exigent de passer. À ce moment, ni les soldats surveillant les frontières, ni même les fonctionnaires du ministère chargé de la sécurité d'État responsables du contrôle des visas n'avaient été informés. Sans ordre concret ni consigne mais sous la pression de la foule, le point de passage de la Bornholmer Strasse est libéré vers 23 h 00, suivi d'autres points de passage tant à Berlin qu'à la frontière avec la RFA. Beaucoup assistent en direct à la télévision dès cette nuit du 9 novembre et viennent participer à la fête.
Cependant le véritable rush a lieu le lendemain matin, beaucoup s'étant couché trop tôt cette nuit-là.
Les citoyens de la RDA sont accueillis à bras ouverts par la population de Berlin-Ouest. La plupart des bars font spontanément l'opération bière gratuite.
Un concert de klaxons résonne dans Berlin et des inconnus se tombent dans les bras l'un de l'autre. Dans l'euphorie de cette nuit, de nombreux ouest-Berlinois escaladent le mur et se massent près du Brandenburger Tor qui semblait l'instant d'avant à peu près aussi accessible que la lune. En apprenant la nouvelle de la chute du mur, le Bundestag interrompt son emploi du temps à Bonn et les députés chantent spontanément l'hymne national allemand.
La chute du Mur est un évènement majeur de l'histoire mondiale, et sera fêté entre autres par un concert de Leonard Bernstein la nuit de Noël 1989.
Anatomie des installations le long de la frontière
Le mur, long de 156,4 km (167 km selon certains), venait en complément de la longue frontière RFA-RDA et, dans une moindre mesure, des frontières ouest de pays du Pacte de Varsovie, le tout donnant un visage palpable au fameux rideau de fer. Comme le reste de la frontière des deux Allemagnes, le Mur de Berlin était très largement adossé à un système très complet de fils barbelés, de fosses, de pièges à tank, de ligne de garde et de miradors. Au début des années 80, la frontière employait par exemple la bagatelle de 1 000 chiens de garde. Le système était étendu d'année en année.
En particulier, les maisons proches de la frontières étaient progressivement vidées de leurs habitants puis murées. Ce processus dura jusqu'au 28 janvier 1985, avec la condamnation de l'Église de la rédemption dans la Bernauer Straße.
Une raie aussi lumineuse qu'en plein jour divise alors un Berlin autrefois dense et sombre.
Les soldats à la frontière est-allemande avait lordre de tirer, c'est-à-dire l'obligation d'empêcher par tous les moyens les tentatives d'évasion par tous les moyens, y compris la mort du fugitif. Le Mur de Berlin ne faisait pas exception à cette règle. Ramené à la distance de frontière, on peut même dire qu'il y eut beaucoup plus de morts à Berlin. Lors des grands jours fériés ou de visites d'États, l'ordre de tirer était cependant suspendu temporairement, pour éviter les répercussions négatives dans la presse de l'Ouest. Le Mur était également sous la surveillance constante de policiers et de patrouilles de soldats, documentant tout signe suspect pouvant indiquer une activité des services secrets ennemis. Il s'avèrera par la suite qu'il existait cependant des passages secrets sous le mur, utilisés à l'occasion.
- Mur de béton d'arrière-plan haut de deux ou trois mètres.
- Alarme à détection mouvement au sol,
- Kontaktzaun aus Streckmetall übermannshoch, mit Stachel- und Signaldraht bespannt
- Bis zur Grenzöffnung im Jahre 1989 gab es außerdem streckenweise Hundelaufanlagen (scharfe Schäferhunde u.ä., an Führungsdraht eingehängt, frei laufend), Kraftfahrzeugsperrgräben und Panzersperren (Spanische Reiter aus kreuzweise verschweißten Eisenbahnschienen), die dann als Gegengeschäft für bundesdeutsche Milliardenkredite abgebaut wurden
- Postenstraße/Kolonnenweg (nachts beleuchtet), zur Grenzpostenablösung und um Verstärkung heranholen zu können
- Postentürme (1989 insgesamt 302 Stück) mit Suchscheinwerfern, Sichtkontakt der Posten tagsüber, nachts zogen zusätzliche Grenzsoldaten auf
- Kontrollstreifen (KS) Todesstreifen, immer frisch geeggt, zur Spurenfeststellung, der auch von den Grenzsoldaten nicht grundlos betreten werden durfte
- (teilweise extra) übermannshoher Streckmetallzaun, nur schräg durchsehbar
- eigentliche Grenze Betonfertigteilmauer bzw. -wand nach West-Berlin, 3,60 m hoch, (teilweise mit Betonrolle, die beim Überklettern keinen Halt bieten sollte)
- davor noch einige Meter Hoheitsgebiet der DDR
La largeur totale de ces installations dépendait de la concentration en maisons près de la frontière et allait d'environ 30 m à 500 m sur la Postdamer Platz. Le détail de ces installations était placé sous secret militaire, et donc inconnu des citoyens de la RDA. Les soldats détachés à la frontière devaient garder le silence, et comme nul ne savait exactement qui pouvait restituer un bavardage inconséquent dans un rapport de la Stasi, tous s'astreignaient fermement au silence. Quiconque s'intéressait de trop près aux installations frontières risquait pour le moins un contrôle d'identité et un interrogatoire soupçonneux. Cela a parfois débouché sur des condamnations fermes pour planification d'une tentative d'évasion. En outre, la zone immédiatement près de la frontière était interdite à Berlin sauf autorisation spéciale.
Un deuxième mur interne fermé le champ de visions des personnes trop curieuses.
Installations fluviales (à traduire)
Die äußere Stadtgrenze West-Berlins verlief an mehreren Stellen durch schiffbare
Gewässer. Der Grenzverlauf war dort durch eine vom West-Berliner Senat errichtete Kette aus runden weißen Bojen mit der (an der Stadtgrenze nicht ganz zutreffenden) Aufschrift „Sektorengrenze“ gekennzeichnet. West-Berliner Fahrgastschiffe und Sportboote mussten darauf achten, sich auf der West-Berliner Seite der Bojenkette zu halten. Auf der DDR-Seite der Grenze wurden diese Gewässer gelegentlich von Booten der Grenztruppen der DDR patrouilliert.
Die Grenzbefestigungen der DDR befanden sich jeweils auf dem DDR-seitigen Ufer, was teilweise große Umwege erzwang und die Ufer mehrerer Havelseen „vermauerte“. Der größte Umweg befand sich am Jungfernsee, wo die Mauer bis zu 2 km vom eigentlichen Grenzverlauf entfernt stand. An mehreren Stellen verlief der Grenzstreifen durch
ehemalige Wassergrundstücke und machte sie so für die Bewohner unbrauchbar, so am Westufer des Groß-Glienicker Sees und am Südufer des Griebnitzsees.
Bei den Gewässern an der innerstädtischen Grenze verlief diese überall direkt am westlichen oder östlichen Ufer, so dass dort keine Markierung des Grenzverlaufs im Wasser existierte. Auch dort stand die eigentliche Mauer jeweils auf der östlichen Seite. An einigen Stellen in der Spree gab es zusätzlich Unterwassersperren gegen Schwimmer.
Points de passages
Les postes de passage entre Berlin-Ouest, Berlin-Est et la RDA étaient extrêmement bien équipés et surveillés du côté RDA. Ceux qui désiraient passer devaient s'attendre à des contrôles très stricts de la part des douaniers et des services d'émigration et d'immigration ; cependant les formalités se déroulaient de manière correcte.
Du côté Ouest, on franchissait des postes de police et de douanes, mais les simples personnes n'étaient en général pas contrôlées, même à Checkpoint Charlie où les armées d'occupation avaient établi des postes de contrôle. Le trafic avec le reste de la RFA ne faisait l'objet que de relevés à but statistiques.
Le trafic des biens était astreint à la douane. Lors de l'unification monétaire de l'Allemagne, le 1 juillet 1990, tous les postes frontière furent abandonnés : seuls quelques installations restèrent érigées en guise de mémoriaux.
Victimes et mémoriaux
Victimes
Le nombre exact des victimes du Mur fait l'objet de controverses : il est en effet difficile à évaluer aujourd'hui, chaque nouvelle victime ayant été systématiquement passée sous silence en RDA. D'après des recherches de la collectivité berlinoise des travailleurs "13 August", 1135 personnes y ont laissé la vie. La Staatanwaltschaft de Berlin en a dénombré 270 où on a pu démontrer un acte de violence de la RDA. Le Zentrale Ermittlungsgruppe für Regierungs- und Vereinigungskriminilatät ne recense que 421 morts susceptibles d'être imputées aux forces armées de la RDA. Les premiers tirs mortels s'abattent le 24 août 1961 sur [http://de.wikipedia.org/wiki/G%C3%BCnter_Litfin Günter Liftin] (24 ans) près de la gare Friedrichstraße, 11 jours après la fermeture de la frontière. Peter Fechter meurt après avoir traîné derrière lui une traînée de sang le 17 août 1962. En 1966 deux enfants de respectivement 10 et 13 ans sont abattus par au total quarante tirs.
[http://de.wikipedia.org/wiki/Chris_Gueffroy Chris Gueffroy] est le 6 février 1989 la dernière victime du Mur.
Des estimations parlent de 75 000 hommes et femmes condamnés jusqu'à 2 ans de prison en tant que « déserteur de la république ». La peine atteignait en général plus de cinq ans si le fugitif était armé, porteur d'un uniforme de soldat ou de secrets.
Parmi les victimes du Mur figurent aussi quelques soldats. Le cas le plus connu est sans doute celui du soldat Rheinhold Huhn, abattu par un passeur. Du pain béni pour la propagande de la RDA, et une justification a posteriori de la construction du Mur.
Procès des soldats-tireurs
Un procès-fleuve a duré jusqu'au printemps 2004 pour savoir qui avait la responsabilité d'avoir donné l'ordre de tirer sur les fugitifs.
Parmi les accusés figurent entre autres le président Erich Honecker, son successeur Engon Krenz, les membres du conseil national de défense Erich Mielke, Willi Stoph, Heinz Keßler, Fritz Streletz et Hans Albrecht, le chef du SED dans le district de Suhl et quelques généraux
comme Klaus-Dieter Baumgarten, général en chef des troupes frontières de 1979 à 1990.
Les soldats-tireurs étaient recrutés en grande partie au NVA ou dans les garnisons détachées à la frontière. Parmi les accusés, 35 furent acquittés, 44 assignés à résidence et 11 à une peine de sûreté : entre autres Albrecht, Streletz, Keßler et Baumgarten (de 4½ à 6½ années de prison). En août 2004, le tribunal de Berlin condamne deux ex-membres du Politbüro avec sursis. Le dernier procès des tueurs du mur se termine par une condamnation le 9 novembre 2004, 15 ans jour pour jour après la chute du mur de Berlin.
Mémoriaux
à traduire.
http://de.wikipedia.org/wiki/Berliner_Mauer#Gedenken
Conservation du mur
Destruction et restes du mur
La chute du mur changea considérablement les flux de trafic dans la ville. Ainsi le métro connectant 3 stations sur 1,6 km est détruit quelques mois après son ouverture officielle en juillet 1991.
Il ne reste plus grand-chose du mur aujourd'hui. Les chasseurs de souvenirs, désignés dans le langage populaire comme Mauerspecht (soit pic-le-mur), se sont arrachés les fragments, donnant naissance à un véritable marché noir. Pour la petite histoire, la CIA s'est appropriée un morceau du mur artistiquement décoré pour son nouveau bâtiment dans son fort de Langley. À partir du 13 juin 1990, la RDA procède dans les derniers mois de son existence au démontage le plus rapide et le plus complet possible des installations. 300 de ses soldats y sont assistés par 600 pionniers de l'armée ouest-allemande, 174 camions, 90 grues, 55 pelleteuses et 13 bulldozers.
Le mur a disparu du centre-ville en novembre 1990, le reste en novembre 1991. Au total, il a été physiquement détruit à peu près partout, à l'exception de trois sections :
# une de 80 mètres près de la Potsdamer Platz
# la plus connue, le long de la rivière Spree près de Oberbaumbrücke
# la dernière au nord de la Bernauer Straße qui devient un mémorial en 1999.
Ces parties ne sont malheureusement pas représentatives de l'état originel du mur : elles ont été très endommagées notamment du fait de nombreuses personnes désirant posséder un morceau du mur.
Il devenait difficile même aux Berlinois de décrire à quel endroit passait autrefois le Mur : aussi, par décision du Bundestag, une double rangée de pavés rappelle aujourd'hui sur près de 8 kilomètres le tracé du Mur.
Sur les 302 miradors, seuls 5 existent encore en 2005 : dans le musée de l'art interdit, au milieu de la Kielerstraße, au milieu de la Postdamer Platz, à Nierder-Neudorf dans l'exposition permanente sur les installations militaires de la frontière RFA-RDA, et à Hohen Neuendorf.
Image:Wachturm_schlesischer_busch.jpg|alter Grenzwachturm Schlesischer Busch 2005
Image:Berliner_mauer_kennzeichnung.jpg|Kennzeichnung des Mauerverlaufs an der Lohmühlenbrücke
Image:Berliner_mauer_bodentafel.jpg|Bodentafel Mauerverlauf
Anecdotes
- Près de la Burgfrauen straße, afin de sauvegarder une étroite bande de jardin pour le repos des membres du SED, le mur suivait un tracé absurde [http://adi.meinberlin.de/ausgabe/?cu_id=85 en forme de bec de canard]. Voir aussi : [http://www.berliner-stadtplan.com/topic/bln/str/x_wgs/18.66/y_wgs/37.8/from/form.html Kartenausschnitt]
- Le parti satirique DIE PARTEI fait figurer dans son programme électoral la reconstruction du mur.
- Pink Floyd, célèbre groupe de rock psychédélique, sortit en 1979 un album nommé The Wall, peut être en partie en réaction au mur de Berlin. L'album, qui avait été enregistré en partie à Berlin, a fait l'objet d'un concert de Roger Waters en 1990 en plein dans l'ex no man's land.
Bibliographie
- André Fontaine, Histoire de la guerre froide, de la guerre de Corée à la crise des alliances (1950-1963), Point Histoire, Paris, 1983
- Marie Le Gloanec, Un mur à Berlin, Complexe, Bruxelles, 1985
- Un grand malentendu, une histoire de la guerre froide (1917-1990), Académia, Louvain-La- Neuve, 1993
- Arthur Schlesinger, Les mille jours de Kennedy, Paris, Denoël, 1966
- Peter Feist : Die Berliner Mauer (le mur de Berlin). 4. Auflage. Kai Homilius Verlag, Berlin 2004 (Der historische Ort Nr. 38), ISBN 3-931121-37-2 ([http://www.kai-berlin.de/vp/1.38/ Leseprobe])
- Joachim Mitdank : Berlin zwischen Ost und West. Erinnerungen eines Diplomaten (Entre Berlin-est et Berlin-ouest, souvenirs d'un diplomate). Kai Homilius Verlag, Berlin 2004 (Edition Zeitgeschichte - Band 14), ISBN 3-89706-880-X ([http://www.kai-berlin.de/vp/8.14/ Leseprobe])
- Hertle, Jarausch, Kleßmann (Hrsg.): Mauerbau und Mauerfall. Berlin 2002, ISBN 3861532646
- Thomas Flemming, Hagen Koch: Die Berliner Mauer - Geschichte eines politischen Bauwerks (Le mur de Berlin - histoire d'une construction politique). Bebra Verlag 2001, ISBN 3-930863-88-X
- Thomas Scholze, Falk Blask: Halt! Grenzgebiet! – Leben im Schatten der Mauer (Stop ! Zone frontière ! La vie dans l'ombre du Mur). Berlin 1992, ISBN 3861630303
- Axel Klausmeier, Leo Schmidt: Mauerreste - Mauerspuren (Restes et traces du Mur). Westkreuz-Verlag Berlin/Bonn 2004, ISBN 3929592509
Liens externes
- [http://www.stadtentwicklung.berlin.de/bauen/wanderungen/en/strecke4.shtml Tracé et histoire du Mur] (en anglais) sur le [http://www.berlin.de/ site officiel] de Berlin
- [http://www.latlon-berlin.de/histoire.htm Histoire de Berlin et visites guidées en français]
- [http://www.wikitravel.org/fr/article/Berlin Berlin sur Wikitravel]
- [http://www.panorama-cities.net/berlin/berlin.html CityPanoramas Berlin] - Berlin en images panoramiques
Histoire (ancienne version, à fusionner)
Construction du mur
Joachim Mitdank
La construction du mur autour des trois secteurs de l'Ouest commence le 13 août 1961. Il consiste tout d'abord en un rideau de fil barbelé puis est remplacé par un mur de béton. Ce mur sépare physiquement la cité et entoure complétement la partie ouest de Berlin qui devient une île au milieu des pays de l'Est.
L'Allemagne de l'Est prétend qu'il s'agit d'un mur de protection anti-fasciste dont le but est d'éviter une agression par les pays de l'Ouest. De son coté, l'Ouest prétend que le mur est créé pour empécher les citoyens d'Allemagne de l'Est d'entrer dans Berlin-Ouest et donc l'Allemagne de l'Ouest.
Pendant la construction du mur les soldats se tiennent devant et ont pour ordre de tirer sur toute personne tentant de le franchir.
Suite à une grande manifestation à Berlin-Est le 4 novembre 1989 (rassemblant environ un million de personnes), le gouvernement décide, le 8 novembre, d'autoriser les habitants de Berlin-Est à se rendre à l'Ouest. Avant que l'information officielle ne soit publiée, la rumeur de l'ouverture du Mur se répand dans toute la ville, et dans la nuit des milliers de personnes attendent devant les portes de passage (Check Point Charlie).
Le 9 novembre, les Berlinois entament la destruction du Mur par tous les moyens (pioche, marteau, etc.).
Cet événement, connu sous le nom de chute du Mur de Berlin, a abouti, presque un an plus tard, à la réunification des deux Allemagnes (République fédérale d'Allemagne et République démocratique allemande) le 3 octobre 1990. Le 3 octobre est aujourd'hui la fête nationale allemande (Tag der Deutschen Einheit : jour de l'unité allemande).
Les années du Mur
Le Mur mesure plus de 155 kilomètres de long. Après la construction initiale, il est régulièrement amélioré. En juin 1962 des travaux commencent pour réaliser une deuxième ligne parallèle à la première, ce qui créé un no man's land entre les deux barrières. La quatrième génération du Mur commence en 1975, il s'agit d'un mur renforcé de 3,6 mètres de haut construit à l'aide de 45 000 sections de 1,5 mètre de large, le coût total est de 16 155 000 marks est-allemands. La frontière est également protégée par des grillages, des alarmes, des tranchées antivéhicules, du fil barbelé, plus de 300 miradors et 30 bunkers.
Au départ, il n'y avait qu'un point de passage pour les Allemands de l'Ouest situé à Friedrichstraße. Les puissances de l'Ouest ont deux autres checkpoints à Helmstedt et Dreilinden au sud de Berlin-Ouest. Les checkpoints sont nommés phonétiquement Alpha (Helmstedt), Bravo (Dreilinden) et Charlie (Friedrichstraße) (voir carte de Berlin : http://www.wall-berlin.org/gb/carte07.htm ).
Durant l'existence du mur, environ 5 043 évasions, certaines échappées en ballon ou catapultage au-dessus des immeubles, ont pu se faire vers Berlin-Ouest, 239 personnes ont été tuées en tentant de passer et 200 grièvement blessées. Une évasion réussie a permis de faire passer 57 personnes du 3 au 5 octobre 1964 : ils passent à travers un tunnel de 145 mètres creusé par des Berlinois de l'Ouest. La plus célèbre tentative ratée est celle de Peter Fechter qui, touché par un tir, est laissé blessé jusqu'à sa mort à la vue des médias de l'Ouest le 17 août 1962.
La chute du Mur
1962]]
Le 10 septembre 1989, la Hongrie décide de laisser passer en Autriche les Allemands de l'Est qui veulent fuir à l'Ouest, annulant un accord qu'elle avait jusqu'alors avec la RDA. La mesure est effective le 11 septembre à 00h00. Des milliers d'Allemands de l'Est, le plus souvent à bord de Trabant pétaradantes, gagnent ainsi la RFA. Des grandes manifestations ont lieu contre le gouvernement est-allemand qui tombe à l'automne 1989. Le dirigeant Erich Honecker, démissionne le 18 octobre 1989 et est remplacé par Egon Krenz.
Les restrictions de mouvement des Allemands de l'Est sont quelque peu levées par le nouveau gouvernement le 9 novembre 1989. Après une mésentente, Günter Shabowski annonce lors d'une conférence de presse que toutes les restrictions sont annulées et des centaines de milliers de personnes se rendent immédiatement au Mur. Les garde-frontières, dans l'incertitude, laissent passer les berlinois qui se pressent aux points de passage. Le premier passage ouvert sera celui de la Bornholmer Strasse à Prenzlauer Berg, le quartier des intellectuels. Le 9 novembre est ainsi considéré comme étant la date de la chute du Mur.
Il symbolise aussi la fin de la Guerre froide.
Célébration
Guerre froide]
Le jour de Noël, le 25 décembre 1989, Leonard Bernstein donne un concert à Berlin célébrant la fin du Mur; il inclut la 9 symphonie de Beethoven, dans laquelle le mot « joie » est remplacé par « liberté ». Roger Waters donne un concert de Pink Floyd The Wall sur Potsdamer Platz le 22 juillet 1990.
La chute du Mur est la première étape amenant à la réunification de l'Allemagne le 3 octobre 1990.
Certains pensèrent que le 9 novembre ferait un bon jour férié en Allemagne car il s'agit également de la date de la proclamation de la république de Weimar en 1918. Toutefois c'est aussi la date anniversaire du pogrom anti-juif, baptisé Nuit de cristal, commis par les nazis le 9 novembre 1938, ainsi que la date du putsch d'Hitler (9 novembre 1921]). Le [[3 octobre]] a été choisi à la place.
[[Catégorie:Mur
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ja:ベルリンの壁
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Manifestations de la place Tienan Menright
Le limogeage, puis la mort de Hu Yaobang, dernière personalité du PCC pro-démocratique est à l'origine des manifestations, en majeure partie composées d'étudiants, dans toutes les grandes villes de RPC.
Le 4 juin 1989, après des semaines de manifestations étudiantes, les autorités chinoises ordonnent la répression ; l'armée populaire de libération envahit la place Tiananmen, à Pékin appuyée par des chars, semant la terreur et la mort. Le nombre de victimes est évalué à 1 400, en plus des 10 000 blessés, au cours du seul week-end.
En mai-juin 1989, la télévision a montré au peuple chinois des émeutiers pillant les magasins, blessant et tuant des policiers.
La répression de la protestation est symbolisée par la célèbre image d'un "l'homme de Tiananmen" arrêtant une colonne de chars ce 5 juin 1989.
Les conséquences
Pendant les manifestations Zhao Ziyang, alors secrétaire général du Parti communiste chinois, a soutenu que ces manifestions n'étaient pas "contre-révolutionnaires" et a prôné le dialogue. La minorité n'existant pas au sein du PCC, il est limogé et placé en résidence surveillée jusqu'à sa mort.
Au lendemain du massacre, le tout puissant Deng Xiaoping a mis Jiang Zemin au pouvoir et a nommé son successeur Hu Jintao.
C'est à la suite de ce massacre qu'un embargo sur les ventes d'armes à la Chine fut mis en place par l'ONU et tous les pays de l'UE (et dont la France veut la levée, afin d'améliorer les relations commerciales).
Aujourd'hui
Aujourd'hui encore, il n'est pas autorisé de parler de ces évenements en RPC. Les étudiants chinois en France ont une très vague idée de ce qui s'est passé : "Les étudiants de 1989 voulaient prendre le pouvoir." ou "Ce qu'ils voulaient existent maintenant, comme la liberté de presse." Heureusement, de nombreuses vidéos explicatives en chinois circulent, les camescopes existaient déjà en 1989.
Voir aussi
- Hu Yaobang
- Zhao Ziyang,
- Deng Xiaoping,
- Place Tiananmen
- Censure
- [http://www.rsf.org/article.php3?id_article=10507 Quinzième anniversaire du massacre de la place Tiananmen (RSF)]
- [http://membres.lycos.fr/ebeguin/index.html Chronologie des événements]
- [http://membres.lycos.fr/etudiantchinois/ video en chinois]
Catégorie:Histoire de la République populaire de Chine
Catégorie:Histoire contemporaine
Tiananmen
Tiananmen
Catégorie:Politique de la Chine
ja:六四天安門事件
ko:1989년 톈안먼 사건
Chine:Cet article concerne la civilisation chinoise. Voir les articles République Populaire de Chine et Taiwan (République de Chine) pour les États modernes correspondant au terme « Chine ». Taiwan (République de Chine)
La Chine (中国/中國 Zhōngguó, Wade-Giles: Chung-kuo, EFEO : Tchong-kouo ; litt. « Pays du Milieu ») recouvre un ensemble de pays et de cultures s'étant succédés en Asie orientale depuis 4000 ans. Aujourd'hui, la Chine peut être considérée, selon les points de vue, comme une seule civilisation ou un ensemble de civilisations diverses. De même, il peut s'agir d'une nation ou de plusieurs nations distinctes.
La Chine est la plus vieille civilisation existant encore actuellement ; son histoire s'est caractérisée par une suite de divisions et de réunifications, de guerres et de paix, sur un territoire changeant. Pendant des siècles, la Chine a également été une des civilisations les plus scientifiquement avancées, et son influence est présente encore aujourd'hui dans de nombreux pays d'Asie. C'est aujourd'hui le troisième pays du monde en superficie, et le premier pays par sa population : un humain sur cinq est chinois.(population résidente seulement)
La dernière dynastie impériale chinoise Qing a connu sa période de déclin durant la phase d'expansion coloniale des pays occidentaux, menant le pays a la ruine après les guerres de l'Opium. Ce n'est qu'après la victoire contre l'armée japonaise en 1945 que la Chine a pu se constituer comme nation.
Politiquement, deux États distincts prétendent détenir la souveraineté sur la Chine. Ce qu'il est d'usage d'appeler la « Chine continentale » est dans la pratique administrée par la République Populaire de Chine, fondée par le leader communiste Mao Zedong en 1949 à Pékin, après une victoire militaire rejetant sur l'île de Taiwan le leader nationaliste Tchang Kaï-chek et le gouvernement de la République de Chine, fondée en 1912 par Sun Yat-sen sur les décombres de l'Empire Chinois de la dynastie des Qing.
Aujourd'hui, la Chine, au sens restrictif ou large du terme, est l'objet d'une fascination pour le reste du monde ; son développement économique, engagé en 1978 par les réformes de Deng Xiaoping et ses successeurs, en font aujourd'hui un des principaux acteurs économiques et géopolitiques mondiaux.
Présentation
La Chine n'est pas « un pays » au sens nationaliste étroit du terme, la Chine est un concept d'universalité, une façon d'accomplir l'humanité, un intermédiaire entre l'homme et l'harmonie cosmique. (Simon Leys, Essais sur la Chine, p. 532)
La Chine est avant tout la très longue histoire d'un peuple, de sa très riche culture, de sa langue et de son écriture si particulière, de sa pensée qui continue aujourd'hui d'intriguer les occidentaux. Si ceux qui s'intéressent à tel ou tel aspect de la Chine, comme les arts martiaux, la calligraphie ou même la cuisine, sont de plus en plus nombreux, cet « Empire Céleste » si lointain et différent reste souvent difficile à comprendre. La « réalité chinoise » échappe à de nombreux observateurs occidentaux, aujourd'hui comme à l'époque de sa découverte par les premiers missionnaires. Dans la seconde moitié du XX siècle, les nombreuses querelles idéologiques autour du maoïsme et de la Révolution culturelle n'ont pas contribué à éclaircir les débats. Aujourd'hui la Chine est dans une période d'ouverture et de développement économique accéléré. Même si de nombreux problèmes restent à résoudre, il semble que les réformes en cours aient permis au peuple chinois de déployer son industrie et que sa puissance soit désormais comparable à celle des grands pays occidentaux. Elle est aujourd'hui souvent qualifiée d'« usine du monde » et des études ont montré que le panier de la ménagère française, dans sa partie non alimentaire, contenait pour moitié des produits fabriqués en Chine.
Géographiquement, la Chine a progressivement atteint depuis la dynastie fondatrice des Qin en 221 av. J.-C. les proportions d'un continent. Son histoire est rythmée par des mouvements d'unifications suivis de désintégration, les longues périodes de stabilité correspondant aux grandes dynasties étant entrecoupées et reliées par des périodes de division et de chaos. C'est cependant la continuité de sa culture et sa relative unité politique qui font dire aujourd'hui que ce serait la plus vieille civilisation vivante du monde. Une de ses caractéristiques fondatrices est probablement le culte de la chose écrite, qu'on peut faire remonter aux pratiques oraculaires de la scapulomancie et au Livre des Mutations, et qui irrigue toute l'activité intellectuelle. Sur la pensée de Confucius, Maître éducateur, et sur celle de ses disciples Mencius et Xunzi, le confucianisme a été fondé, puis utilisé comme doctrine d'État par la plupart des empereurs qui se sont succédé sur le trône. D'autres courants de pensée et d'autres personnages ont contribué à informer la culture chinoise, ainsi Lao-tseu et le taoïsme, le bouddhisme, le néo-confucianisme et jusqu'au marxisme plus récemment. Les importants apports extérieurs du bouddhisme ou du marxisme montrent que, contrairement à une idée reçue, la Chine ne s'est isolée du reste du monde que pendant une courte partie de son histoire.
La culture chinoise est toutefois marquée par une profonde originalité qui la rend à la fois attirante et difficile d'accès. Souvent obscure et incomprise, difficile à interpréter et à analyser, elle fait encore trop souvent office de miroir des craintes ou des espoirs fantasmatique des occidentaux. Pourtant, l'« expérience humaine » chinoise, qui s'est confrontée aux mêmes problèmes que les autres, est d'une ampleur et d'une richesse telles qu'on ne peut pas la tenir pour quantité négligeable. Pour paraphraser Simon Leys, cité en exergue, la Chine est une autre façon d'accomplir la même chose : l'humanité.
Noms
Les chinois ont utilisé plusieurs noms pour désigner leur pays.
Le plus courant aujourd'hui est 中国 (Zhōngguó, prononcé /tʂuŋkwo/). 中 (Zhōng) désigne le centre, l'axe, le milieu, intermédiaire, et représente une ligne traversant un carré en son milieu. 国 (Guó) désigne le pays, la nation, et représente le jade (c'est-à-dire la richesse) entouré de frontières. Le caractère Guó en graphie traditionnelle 國 représente un territoire 口 défendu par un mur 一 et des armes 戈. Ce terme a eu à l'origine un nombre de sens plus restreints, et s'est élargi ultérieurement pour désigner l'ensemble du territoire chinois.
Wang Er-min (王爾敏), historien de l'Academia sinica, a recensé les sens de l'expression dans les textes pré-impériaux ; il en a identifié cinq, les trois plus fréquents étant, par ordre décroissant :
région occupée par les Hua ou les Xia (ou Huaxia), premier peuple chinois selon la tradition ; territoire délimité ; ville principale, cité.
Les deux autres sont : pays situés au centre et pays égaux entre eux, désignant essentiellement les principaux pays de l'époque des Royaumes combattants.
Néanmoins, Zhongguo n'entra jamais dans l'appellation officielle de l'entité politique gouvernant le territoire chinois. On employait autrefois le nom de la dynastie, celui des Qin (秦) ayant donné le mot Chine et le préfixe Sino- après être passé à travers de nombreuses langues le long de la route de la soie pour atteindre finalement l'Europe. Les fondateurs du royaume chinois de Liao, ainsi que Diego Barbosa (1516) et Garcia da Orta (1563) mentionnent le mot Chine.
Lorsqu'ils envisagèrent l'établissement d'une république, Sun Yat-sen et ses compagnons ne voulurent pas reprendre le terme Zhongguo, pourtant courant, car il était employé par les puissances impérialistes occidentales ; il voulaient encore moins de Shina (支那), terme réducteur utilisé par les Japonais durant les guerres sino-japonaises, imprégné de colonialisme, qu'on retrouve dans la transcription chinoise de Indochine (印度支那).
Ils choisirent de combiner zhong avec hua (華chin.trad. 华 chin.simpl.). Le sinogramme hua, qui peut aussi se lire comme "magnifique", est un des éléments de Huaxia (華夏), terme qui désigne dans les écrits des Royaumes combattants les premiers Chinois, "les tribus de Huang di et de Yan Di". Qian Mu (錢穆), historien, considère qu'il s'agit du nom de leur territoire, Hua étant une montagne du Henan, Xia l'ancien nom de la rivière Han (漢水). D'autres historiens pensent que l'ethnie Xia, qui aurait donné son nom à la première dynastie de l'histoire chinoise, était qualifiée de hua, dont un des sens est "peint", du fait que ses membres se tatouaient.
Le terme Zhonghua fut mentionné pour la première fois en 1894 par Sun Yat-sen à Hawaï dans un discours. Il est inclus dans les appellations de la République de Chine et de la République populaire de Chine.
Dans les œuvres anciennes de la philosophie et de la littérature chinoise, on trouve souvent la métaphore 天下, tiānxià, qui veut dire sous le ciel et désigne aussi la Chine. Selon Marcel Granet, ce mot est chargé de la connotation suivante : le ciel étant rond et la terre carrée dans la cosmogonie chinoise, les quatre coins de la terre qui ne sont pas couverts par le ciel (ni donc circonscrits par les cycles du soleil et les pérégrinations de l'empereur) sont conçus comme des territoires incultes peuplés d'êtres non civilisés. 天下 désigne donc la partie civilisée de la terre.
Zhongguo et Tianxia sont parfois traduits en Empire du Milieu et Céleste Empire dans les ouvrages littéraires occidentaux anciens.
Marco Polo avait donné deux noms à la Chine : la Chine du Nord est appelée Cathay (nom qui vient de Kithan) alors que la Chine du Sud est désignée sous le nom de Manzi ou Manji. "Kithan" est à l'origine du nom en russe de la Chine : Китай. La Chine a également été identifiée à la "Sérica", lieu d'origine de la soie selon les Romains.
Aujourd'hui, le mot "Chine" fait généralement référence a Chine continentale (中國大陸,zhōngguó dàlù en mandarin), ou parfois à la République Populaire de Chine, Hong-Kong et Macao inclus, plus rarement encore a la RPC et Taiwan, qui correspond alors à la zone économique de la "Grande Chine" (大中華地區).
La traduction la plus courante de "Chinois" est Zhongguoren (中國人), "personne de Chine". Néanmoins, on lui préfère souvent Huaren (華人) pour les Chinois d'Outre-mer, terme qui a remplacé Tangren (唐人), "personne de la dynastie Tang", que s'étaient donné les immigrants chinois d'Asie et d'Amérique (pourtant arrivés sous les Ming), du fait du prestige de cette dynastie. Hanren (漢人), "personne de la dynastie Han" distingue les Chinois proprement dit des autres nationalités de Chine.
Histoire
Voir les articles détaillés : Histoire de la Chine, Histoire de la République populaire de Chine et Chronologie de la Chine
"合久必分,分久必合" : "[La Chine] unie se désagrégera ; dispersée, se recomposera"
(Histoire des Trois Royaumes)
La Chine est un foyer majeur de civilisation. Elle est devenue dès la fondation de l'empire par la dynastie des Qin une vaste zone relativement unifiée politiquement et linguistiquement, avec une culture avancée, devançant le reste du monde dans de nombreux domaines tels que les arts, la médecine et les techniques.
Durant deux millénaires, la Chine a subi l'influence alternée de forces centrifuges et centripètes. Lorsque le pouvoir central de l'empereur se délitait et que la cour était la proie des factions rivales et des intrigues, que l'administration ne pouvait plus remédier aux famines et aux catastrophes naturelles et qu'elle ne parvenait plus à contenir la pression des « barbares » qui opéraient de vastes razzias dans les régions frontalières, des mouvements de révolte de paysans affamés déchiraient le pays, des sectes millénaristes voyaient le jour, et les provinces lointaines se retrouvaient sous la coupe de chefs de guerre ne reconnaissant plus l'autorité de l'empereur. Enfin, ceux-ci se proclamaient eux-mêmes Fils du Ciel, divisant l'empire en royaumes rivaux se livrant à des guerres incessantes et montrant ainsi que l'empereur avait perdu le Mandat du Ciel. Quand un chef de guerre, parfois issu de la paysannerie comme Zhu Yuanzhang, le fondateur des Ming, se révélait plus habile que les autres et parvenait à reprendre le contrôle de l'intégralité du pays, on considérait qu'il avait reçu un nouveau Mandat du Ciel et qu'il pouvait fonder une nouvelle dynastie. En près de deux millénaires, plusieurs royaumes furent fondés sur le territoire chinois par des ethnies non-Han ou mixtes, et deux grandes dynasties sont d'origine étrangère : celle des Yuan, mongole, et celle des Qing, mandchoue.
Sous les Han, les Tang, les Song, les Ming et les Qing (dynastie mandchoue) le pays connut de longues périodes de paix. A l'exception des Qing, ces dynasties correspondent à des périodes de prospérité pendant lesquelles on peut considérer que la Chine était le plus grand, le plus stable et le plus riche État du monde.
Même pendant les périodes d'unité, la culture chinoise a toujours consisté en un tissu très composite, et la variété des cuisines, des dialectes, des habitudes et des modes de vie ne doit pas être éclipsée par l'étonnante unité culturelle, administrative et politique de ce pays à l'échelle d'un continent. Cette unité et continuité ne sont pas sans rapport avec l'emploi d'une écriture relativement détachée de la phonétique, qui permet de noter de la même façon des langues et des dialectes très différents.
L'essor de la Chine moderne
écriture
Lors de la Révolution Industrielle initiée en Angleterre, la Chine des Qing se ferma aux influences étrangères : cela a sans doute contribué, dans un contexte d'internationalisation des échanges et de colonialisme, à son déclin économique et technologique. Suite aux guerres de l'opium (1839-1842), les Traités inégaux forcèrent l'empire Qing à diviser son territoire en zones d'influence attribuées aux Huit armées étrangères alliées, ouvertes sans conditions au commerce étranger : l'Allemagne, par exemple, occupait le Shandong, la France le Yunnan. L'économie du pays, axée sur le commerce de l'opium, fut ruinée, son autonomie politique abolie de facto.
En 1851 commença la rébellion des Taiping, alimentée par les croyances des sociétés secrètes de Chine méridionale, et prônant un mouvement de réformes radicales. Mal organisée, l'armée des Taiping fut défaite en 1864, avec l'appui des troupes franco-britanniques.
Lors de la première guerre sino-japonaise (1894 -1895), le Japon vainquit les troupes impériales, et obtint l'île de Taiwan et les îles Penghu a travers le traité de Shimonoseki. En 1898, la Grande-Bretagne obtint une concession de 99 ans sur les Nouveaux Territoires (y compris New Kowloon et Lantau). La Grande-Bretagne, la Russie, le Japon, la France, l'Allemagne et la Belgique tirèrent parti de l'état de déréliction croissante du pays pour élargir chacun sa sphère d'influence.
Sous la pression d’intellectuels et hommes politiques progressistes, la république est décidée en 1911 et proclamée en 1912 par Sun Yat-sen ; le dernier empereur, Pu Yi, abdique. Yuan Shi-kai, devenu président, proclame le rétablissement de la monarchie en 1915. Sa mort, en 1916, contribue au chaos économique et politique du pays : la conférence de Paris, en 1919, attribue le Shandong, revendiqué par l’Allemagne récemment défaite, au Japon. Le mouvement du 4 mai 1919 éclate en signe de protestation.
En 1921, le Parti communiste chinois est créé à Shanghai. Entre-temps, Sun Yat-sen a multiplié les contacts et demandes d’assistance auprès de la jeune Union soviétique. En 1923, il fonde à Canton l’académie de Huangpu, et forme son successeur, Chang Kai-chek. A la mort de Sun Yat-sen en 1925, celui-ci mène avec succès l’Expédition du Nord, reprenant aux seigneurs de guerre la moitié Nord du pays. En avril 1927, il proclame l’établissement de la capitale à Nankin, instaurant la période dite de la République de Nankin. La capitale communiste, Wuhan, est reprise en 1928 par l'armée du Guomindang : le parti a le contrôle nominal de l’ensemble du pays, et obtient une reconnaissance internationale.
Fin 1931, Mao Zedong proclame la République soviétique chinoise du Jiangxi. Fin 1934, il entame la Longue Marche (12 500 kilomètres), parvenant à rallier au fur et à mesure environ 100 000 hommes. Fin 1935, il se fixe avec eux à Yan'an. En 1932, le royaume fantoche de Manchukuo dont Pu Yi était le souverain nominal avait été établi par les Japonais en Mandchourie, réduisant considérablement le support industriel du Guomindang. La deuxième guerre sino-japonaise se préparait. Menacé par l’occupation japonaise et les mutineries de ses troupes, le parti nationaliste s’allia aux communistes contre l'envahisseur. Exacerbée par le massacre de Nankin en 1937, la lutte anti-japonaise fortifia cette alliance jusqu’en 1940, où des conflits entre communistes et nationalistes reprirent épisodiquement.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, les États-Unis accordèrent une aide financière massive au Guomindang dans le cadre de l’effort de guerre anti-japonais ; les traités inégaux furent abolis par les Américains et les Britanniques en 1943. En février 1945, la conférence de Yalta autorisa l’Union soviétique, avec l’accord tacite du Parti communiste chinois, à chasser l’armée japonaise de Mandchourie.
En 1947, l’aide américaine, s’avérant inefficace, pris fin. En 1948, les troupes du Guomindang étaient démoralisées, épuisées par la guerre anti-japonaise et la corruption du parti nationaliste. Après son installation à Yan’an, Mao Zedong avait entrepris d'appliquer les principes marxistes-leninistes à la gestion des territoires qu'il occupait, menant une guerilla paysanne et ralliant les masses rurales. En janvier 1949, son mouvement avait rallié la majorité du pays et Pékin fut prise sans combat par l’Armée populaire de libération ; elle redevint capitale de la Chine sous l'appellation internationale de Beijing. Entre avril et novembre, la plupart des autres villes tombèrent sans grande résistance aux mains des communistes.
Le 1er octobre 1949, Mao Zedong proclamait la République Populaire de Chine à Pékin. En décembre, Chang Kai-chek proclamait Taipei capitale provisoire de la République de Chine.
Territoire
Pour les régions administratives de la République Populaire de Chine, voir l'article Provinces de Chine
Aperçu historique
Les dynasties Shang et particulièrement Zhou, premières entités géopolitiques à l'origine du futur empire chinois fondé par Qin Shi Huangdi, étaient situées dans la région du Fleuve Jaune. Depuis, le territoire s'est étendu dans toutes les directions, avec des périodes de rétrécissement ou de divisions, atteignant son apogée durant les dynasties Tang, Yuan et Qing. La Chine des Qing incluait des territoires situés actuellement en Extrême-Orient russe, en Asie Centrale et en Mongolie.
L'empereur de Chine se considérait en général comme le suzerain des régions environnantes. Beaucoup d'ethnies dites "barbares" étaient soumises au tribut. Les ambassades et cadeaux envoyés par les souverains étrangers étaient parfois également interprétés comme des signes d'allégeance.
L'importance territoriale de la Grande Muraille de Chine a été réduite avec l'accession au pouvoir de la dynastie Qing, qui inclut la Mandchourie, située au nord de la muraille, dans son territoire.
En 1683, avec la reddition du bref Royaume de Tungning établi par Koxinga à Taïwan où l'implantation Han venait de débuter, l'île devint une partie de l'empire Qing, l'archipel des Pescadores inclu. Siège de une, puis deux préfectures provinciales, Taïwan fut cédé au Japon après la première guerre sino-japonaise en 1895. En 1945, à la fin de la seconde guerre sino-japonaise, le Japon abandonna ses prétentions sur l'île par le Traité de Paix de San Francisco, et la République de Chine en prit le contrôle, avant de s'y installer en 1949 après la prise du pouvoir par le PCC. Depuis, la souveraineté du territoire est l'objet d'un conflit non résolu entre la RPC et la RC. La montée du mouvement indépendantiste taïwanais, qui ne conteste pas seulement l'autorité de la RPC, mais le principe même du rattachement de Taïwan à la Chine, rend le problème encore plus complexe.
Voir aussi : Taiwan, Tibet
Divisions politiques historiques
Le découpage administratif de la Chine a varié au gré des changements d'administrations. Le premier niveau de division était les provinces, puis les préfectures, sous-préfectures, départements, commanderies, districts et enfin cantons. Les divisions les plus récentes ont ajouté le statut de ville-préfecture, ville-canton, villes et zones urbaines.
Historiquement, la plupart des dynasties chinoises ont pris leur essor dans le coeur de la Chine, a partir d'un des deux fleuves principaux, le Fleuve Jaune et le Yang-Tsé. Plusieurs dynasties ont eu des volontés expansionistes, s'engageant dans des régions telles que la Mongolie Intérieure, la Mandchourie, le Xinjiang, et le Tibet. La dynastie mandchoue des Qing et ses successeurs, la République de Chine et la République Populaire de Chine, ont cimenté les incorporations de ces territoires. Ces territoires étaient délimitées par des "limbes" plutot que des frontieres rigides, bien connues alors dans les pays industrialisés. Ce probleme de délimitation a donné lieu a une série de critiques sur l'intégration de certains territoires en RPC, notamment celle du Tibet et du Xinjiang (qui signifie "nouvelles frontieres en chinois").
Géographie et climat
Tibet
Voir les articles détaillés : Géographie de la Chine et Villes de Chine
La Chine comprend une immense variété de paysages, avec des plateaux et des montagnes a l'ouest, et des plaines a l'est. Ainsi, les fleuves principaux coulent d'ouest en est, dont le Yang-Tsé (Chang Jiang, ou "long fleuve"), le Fleuve Jaune (centre-est), l'Amour (nord-est) ; certains coulent vers le sud (Riviere des Perles, Mékong, Brahmapoutre...). La plupart de ces fleuves se jettent dans la Mer de Chine.
La plupart des terres arables chinoises se situent autour des deux fleuves principaux, le Yang-Tsé et le Fleuve Jaune, qui sont aussi les foyers principaux des anciennes civilisations chinoises.
A l'est, sur le littoral de la Mer Jaune et de la partie orientale de la Mer de Chine, se trouvent de vastes plaines alluviales toujours densément peuplées ; le littoral de la partie méridionale de la Mer de Chine est plus montagneuse.
A l'ouest se trouvent de grandes plaines alluviales, avec de grands plateaux calcaires dans la région tibétaine, ou se dresse le Mont Everest. Au nord-ouest s'étendent les déserts du Takla-Makan et du Gobi, qui ont gagné en superficie, sans doute en raison de la sécheresse et de l'influence de l'agriculture.
Pendant de nombreuses dynasties, la frontiere sud-ouest de la Chine a été délimitée par les hautes montagnes et les profondes vallées du Yunnan, qui séparent la Chine moderne du Myanmar, du Laos et du Vietnam.
La Chine comporte de nombreux climats : au nord, un climat sec avec de séveres hivers ; au centre, un climat plus tempéré ; au sud, un climat sub-tropical.
Les formations paléozoïques de Chine sont pour la plupart marines ; les dépots du mésosoïque et du tertiaire proviennent d'estuaires et d'eaux douces, ou de terres. Des groupent volcaniques composent certaines parties des grandes plaines du nord. Dans les péninsules du Liaodong et du Shandong se trouvent des plateaux basaltiques.
Les conséquences de l'industrialisation et de la déforestation sont considérées être a l'origine des tempetes de sable en provenance du désert de Gobi qui frappent la capitale, et de l'augmentations des violents typhons qui frappent le sud du pays.
Économie
La Chine est actuellement (octobre 2005) l'une, sinon la plus, dynamique économie du monde, avec une croissance de 9% sur l'ensemble de l'année 2004 (cependant, ce chiffre est à prendre avec prudence, car de gros doutes subsistent sur la véracité des documents officiels, qui pourrait selon certains économistes, être minimisés). Toujours pour l'année 2004, le Produit intérieur brut (PIB) était d'environ 1 228 milliards d'euros.
L'atelier du monde
La Chine est surnomée l'atelier du monde, car de nombreuses entreprises sous-traitent la fabrication de produits manufacturés et ainsi réduisent énormément les coûts. Certains de ces sous-traitants exploitent littéralement leurs ouvriers. En août 2005, un film montrant les conditions de travail dans deux usines fabriquant des livres pour Walt Disney a été montré à la presse américaine. On peut y voir des ouvriers faisant des heures supplémentaires sans être payés et certains d'entre eux sont blessés aux mains car les presses d'imprimeries sont mal protégées.
Bien que la population soit baillonée et la critique contre le pouvoir rapidement étouffée, de nombreuses grèves ont pourtant lieu. L'organisation non gouvernementale (ONG) China Labour Watch en a dénombrée 57 000 en 2004, impliquant 3 millions de personnes. Consciente du problème et du risque de déstabilisation du pouvoir, le gouvernement chinois tente de créer des syndicats, sous contrôle du Parti communiste chinois, pour établir un dialogue avec les entreprises et ainsi améliorer les conditions de travail et les salaires. Mais cela n'empêche pas le gouvernement d'emprisonner des grévistes, lorsque ceux-ci franchissent certaines limites...
Démographie
Parti communiste chinois
Voir l'article détaillé : Démographie de la Chine
:La Chine est un vaste pays, et qui est peuplé de chinois (Général de Gaulle)
C'est souvent la proportion colossale de la démographie chinoise qui nourrit le plus les craintes et les fantasmes des occidentaux. Aujourd'hui les entreprises se battent pour obtenir un accès à son marché jugé potentiellement immense, alors qu'hier on craignait le déferlement du Péril jaune. Pays à l'agriculture traditionnellement prospère, la Chine a très tôt pu développer une population rurale dense et des agglomérations importantes. Sous les Song, des villes comme Guangzhou (Canton) connaissaient une densité de population ainsi qu'une organisation administrative sans égales à l'époque.
Plus d'une centaine d'ethnies ont existé en Chine, l'ethnie Han restant toujours majoritaire quantitativement. Cette ethnie, composée d'une nébuleuse de peuples assimilés, ne résiste toutefois pas au concept d'une ethnie Han homogene, et pourrait etre elle-meme divisée en sous-catégories partageant les memes traits culturels. Beaucoup de Han ont maintenu leurs traditions ,et en particulier leur langue, en continuant de s'identifier a l'ethnie Han. Le terme "Zhonghua minzu" est utilisé comme un notion de sinité transcendant les divisions ethniques au sein de la Chine.
Le gouvernement de la RPC reconnait actuellement 56 minorites ethniques officielles, plus l'ethnie Han. Sa population est la plus grande du monde, dépassant les 1,3 milliards d'individus, soit 20% environ des 6,4 milliards d'individus vivant actuellement d'apres les estimations de l'OMS.
L'absence de contrôle des naissances sous Mao Zedong, encourageant au contraire les Chinois a procreer une armée de "petits soldats", a contribué à l'explosion démographique dont on observe les résultats aujourd'hui. A les fin des années 1970, la politique de l'enfant unique a été la réponse a cette explosion, freinant le développement démographique du pays.
Médecine
Voir l'article détaillé : Médecine chinoise
La médecine traditionnelle chinoise, constitue un des aspects les plus fascinants de la civilisation chinoise. Les approches différentes sur le traitement des pathologies (diagnostic a partir du pouls, de la complexion du visage), comprennent notamment une participation active du patient, qui est appelé a changer son alimentation si besoin est.
Les décoctions de médecine traditionnelle, prescrites a la fin d'une consultation, sont destinées a « rééquilibrer les principes vitaux », contre-balancer les mouvements de chaud et de froid, a l'instar des médecines pré-socratiques en Occident.
Un autre mode d'intervention du médecin chinois est l'acupuncture : suivant les méridiens ou lignes de flux vital parcourant le corps, des aiguilles sont plantées a travers la peau pour rétablir une circulation optimale du souffle vital ou qi. En Chine, elle est souvent combinée avec l'utilisation des médicaments traditionnels.
On peut considérer la médecine chinoise traditionnelle comme essentiellement indirecte dans ses moyens et préventive dans ses fins. Contrairement à l'habitude occidentale qui veut que l'on oublie son corps quand tout va bien et que l'on ne s'en préoccupe qu'en cas de trouble, les Chinois tendent à être constamment attentifs à leur état, à l'affut de signes de déséquilibre qu'ils chercheront à corriger par l'alimentation ou l'usage de remèdes traditionnels ou "alternatifs". Cela explique l'énorme demande en produits naturels ou diététiques, visible particulièrement dans le domaine des produits censés améliorer les performances sexuelles, qui ne constituent en fait que la partie visible de l'iceberg. Des lotions, onguents, potions et remèdes divers sont souvent ramenés comme souvenirs de voyage par les Chinois.
Religion
Voir l'article détaillé : Religions en Chine
La Chine a été un centre unique de rayonnement religieux : la plupart des grandes religions du monde l'ont traversé ou y ont pris naissance : la notion même de religion y a été interrogée à plusieurs reprises, notamment à l'égard du confucianisme ; toutefois, il ne fait aujourd'hui nul doute que l'étymologie du mot (religion comme "lien") y soit plus que vérifiée à travers l'interprétation, la transfiguration ou l'acclimatation que la Chine lui a proposée au cours de plusieurs millénaires.
Le Yi Jing
De nombreux traits religieux spécifiquement chinois ont été canonisés à travers le Yi Jing, ou Classique des Mutations chinois. Issu de la scapulomancie ou interprétation de signes d'origine naturelle, cet ouvrage a engendré des générations de traditions interprétatives. Le règne des éléments complémentaires, yin et yang, y sont déclinés à travers ses chapitres, de nature hermétique. Intrinsèquement lié aux rituels divinatoires, c'est un manuel d'interprétation chamanique, où les vertus métaphysiques des caractères chinois trouvent leur naissance académique.
Le taoïsme
Religions en Chine
Le taoïsme, ou plutôt les écoles et courants taoïstes, sont apparus à partir du IIe siècle, inspirés par les courants du Yin-Yang et des Cinq éléments, ainsi que par les écrits du philosophe Lǎo Zi (ou Lao-tseu) (老子), dont le fameux Livre de la Voie et de la Vertu, (en chinois 道德經 Dàodé Jīng), est, avec le Livre des Mutations (易經 Yì Jīng), aux sources de l'ésotérisme chinois. Ils se sont constamment enrichis de nouvelles influences et ont fourni à l'ensemble de la religion chinoise beaucoup de ses concepts et pratiques ainsi qu'un certain nombre de divinités. Les maîtres taoïstes prennent en charge beaucoup de rites spécialisés. Il y aurait aujourd'hui plus de 1 500 temples taoïstes en Chine.
"Taoïsme" désigne souvent un ensemble syncrétique de pratiques religieuses et rituelles, plus répandu aujourd'hui en Chine méridionale, où la géomancie, les formules incantatoires écrites, le culte du terroir se croisent. Proche d'un type de compréhension magique du monde, cette religion est très active aujourd'hui à Hong-Kong et Canton, et parmi les communautés cantonaises d'outre-mer.
Néanmoins, l'usage du terme "taoïste" par un Chinois n'a pas le même sens selon qu'il s'adresse à un étranger ou à un compatriote. Vis à vis des non-chinois, le terme désigne n'importe quel pratiquant d'une forme de la religion populaire très imprégnée de taoïsme, alors que seul un maître taoïste ou une personne recevant l'enseignement ésotérique d'un maître s'identifieront comme taoïstes face à un Chinois. La notion de simple fidèle taoïste n'existe donc pas selon la conception traditionnelle, mais en Chine populaire, où la religion chinoise se redéveloppe par décision d'État exclusivement dans le cadre d'écoles taoïstes, tous ses pratiquants sont appelés taoïstes.
Le confucianisme
Fondé sur l'enseignement de la vie de Confucius, notamment à travers ses Entretiens et les ouvrages de ses disciples tels que Mencius, le confucianisme a été érigé en doctrine d'État, trouvant son paroxysme sous la dynastie Song. Naturellement voué aux interprétations des dynasties régnantes, la doctrine originelle de Confucius n'est toutefois pas nécessairement synonyme de soumission aux institutions, comme certains contemporains l'observent. Historiquement, le confucianisme a toutefois contribué à imposer l'idéologie des "cinq relations" entre sujets, destinée à affermir l'ordre social et le lien cosmique entre position hiérarchique et vertu céleste.
Le bouddhisme
Apparu dès le premier siècle après Jésus-Christ, le bouddhisme a profondément marqué les croyances religieuses en Chine, engendrant parfois de violentes vagues de répression anti-bouddhiques. La Chine a constitué un des centres majeurs de civilisation bouddhique au monde, par son œuvre de traduction et d'expansion de la religion à travers de nombreuses régions d'Asie. Le Japon et la Corée en particulier ont largement bénéficié de la richesse de transmission des traditions bouddhiques en Chine.
Le bouddhisme chinois appartient en majorité au courant mahâyâna. L'une de ses formes, le bouddhisme tibétain (ou lamaïsme), répandu surtout au Tibet et en Mongolie intérieure, recrute de plus en plus d'adeptes parmi les Hans depuis quelques décennies. Le bouddhisme du Petit Véhicule est également présent, mais nettement minoritaire. On estime qu'il y a environ 13 000 temples bouddhistes en Chine.
L'Islam
À partir VIIe siècle, l'Islam a constitué un autre vecteur d'échanges culturel particulièrement riche en Chine, notamment au travers de la route de la soie, où des cultures pluri-culturelles ont émergé par exemple dans la région du Tarim, encore vivantes aujourd'hui. Le Yunnan a également été un de ces points d'échanges sino-islamiques : le célèbre navigateur Zheng He était un musulman originaire du Yunnan. Les membres de l'ethnie Hui, en tout point semblables culturellement aux Han actuels en-dehors de leur religion, sont issus de Hans convertis ayant absorbé des musulmans non-chinois.
L'Islam a connu sa plus forte expansion sous la dynastie des Yuan (元) (1271-1368). On compte aujourd'hui près de 30 000 mosquées dans le pays.
Le christianisme
Les premières traces de la culture chrétienne en Chine remontent à des stèles nestoriennes du VIIème siècle. Puis vinrent au XIII siècle des Franciscains, dont l'activité missionaire fut interrompue un siècle plus tard sur ordre de l'empereur. C'est à partir des missionaires jésuites, tout d'abord portugais, que des contacts réguliers ont été entrenus entre les mondes chinois et occidental, la Chine restant relativement imperméable aux vélléités expansionsites chrétiennes. En 1601 Matteo Ricci et ses compagnons furent admis à Pékin, mais les missions furent closes en 1773 sur ordre papal. Le protestantisme a été introduit à partir des guerres de l'opium à travers des missionaires britanniques. Il y a à présent plus de 4 600 églises et sites de réunion catholiques et 12 000 temples et plus de 25 000 lieux de culte protestants. L'Église orthodoxe est présente pour répondre aux besoins des Chinois d'origine russe, installés dans les confins Nord et Ouest du pays, mais reste très marginale.
Autres religions
La religion traditionnelle chinoise, ensemble des croyances et pratiques religieuses de la majorité des Chinois avant 1949 ; les différentes écoles taoïstes, qui constituent son pôle spéculatif et spécialisé, en sont nées et l'ont enrichie de nombreux concepts, rites et divinités. Le taoïsme et le bouddhisme populaires sont des formes de cet ensemble syncrétiste qui ne bénéficie d'aucune reconnaissance officielle car il n'est globalement représenté par aucun organisme ou association. Populaire et sans canon propre, le gouvernement de la RPC n'a pas jugé bon de la "ressuciter" comme il l'a fait pour les religions disposant d'un corpus de textes pouvant faire l'objet d'un enseignement universitaire, lors de la relative libéralisation religieuse des années 70. Quelques pratiques ont néanmoins revu le jour, avec la reprise par exemple des pélerinages au temple de Mazu dans la province du Fujian, qui attirent des pèlerins venus de Taïwan, où la religion traditionnelle est encore très vivante.
Malgré la méfiance du PCC vis à vis des organisations ou mouvements civils de grande envergure, une nouvelle religion syncrétiste, Falun gong, a émergé en 1992. D'après le ministère de la Sécurité publique (1998),elle compterait 80 millions de sympathisants.
Le chamanisme est pratiqué principalement par les minorités chinoises ; le Dongba est une sorte de paganisme lamaïsé, survivance d'une ancienne religion pratiquée par les Naxi, une des nombreuses minorités ethniques de Chine, d'origine tibétaine, vivant dans le Yunnan.
Comme les chrétiens, les juifs ont dû parvenir en Chine pour la première fois au en suivant la route de la soie. Quatre communautés juives existent en Chine, à Harbin, Shanghai, Canton et Kaifeng ; cette dernière, découverte par Matteo Ricci au , remonterait à la dynastie Song.
Culture
Voir l'article détaillé : Culture chinoise
En tant qu'entité linguistique et culturelle relativement homogène et continue, dont la longévité surprend (et bouleverse les théories du déclin nécessaire des civilisations), la Chine a développé une culture originale et immense, qui a exploré presque tous les modes d'expressions connus : littérature, calligraphie, peinture, musique, etc.
Elle a de plus inventé un art qui n'a pas d'équivalent dans les autres cultures : la calligraphie, art considéré comme le plus noble et le plus raffiné. Son économie de moyens (un pinceau, de l'encre noire, une feuille de papier absorbant) et son cadre très contraignant (l'ordre et la disposition des traits sont déterminés) en font, paradoxalement, un art dans lequel l'expressivité est à son comble : le pinceau y tient lieu de « sismographe de l'âme ».
Article proche du thème de la culture chinoise : Art contemporain chinois ; Musique chinoise moderne ; Cuisine chinoise
Littérature
Voir l'article détaillé : Littérature chinoise
Une infime partie de la production écrite de la civilisation chinoise est accessible en langues occidentales et bien peu d'œuvres sont connues du grand public. Etant donné le contexte particulier de ce pays, sa littérature au sens large a connu des évolutions différentes de celle des autres régions du monde. L'épopée, par exemple, y est singulièrement absente. En revanche, les anecdotes, contes, faits divers, courtes biographies, ainsi que les essais, les commentaires des classiques, les traités, les compilations sont des genres foisonnants.
Parmi les livres et les auteurs chinois qui ont été traduits et lus en Occident, on peut noter : Pérégrinations vers l'Ouest, Au bord de l'eau, Le Rêve au Pavillon rouge, la poésie de Du Fu et de Li Bai, ainsi que l'auteur moderne majeur qu'est Lu Xun.
Des articles proches du thème de la littérature chinoise :
Article détaillé : Culture chinoise ~ Arts de la Chine ~ Chinois célèbres ~ Mandarin ~ Caractères chinois (sinogrammes) ~ Théâtre chinois
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Jours fériés et fêtes traditionnelles
|+ Jours fériés et fêtes
! Date !! Nom français !! Nom local !! Remarques
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| || Nouvel an || 元旦 yuán dàn
|Férié
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| 1 jour du 1 mois lunaire
| Fête de Printemps (Nouvel An chinois)
| 春节 Chūnjié|| Basée sur le calendrier chinois
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| 15 jour du 1 mois lunaire || Fête des lanternes
| 元宵节 Yuánxiāojié || Basée sur le calendrier chinois
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| Début avril || Qīngmíng, Lumière Pure
| 清明节 Qīngmīngjié || voir calendrier chinois.
Environ 15 jours après l'Équinoxe de printemps
Jour de visite des cimetières
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| 5 jour du 5 mois lunaire
| Fête des bateaux dragons (Fête du dragon)
| 端午节 Duānwǔjié || Basée sur le calendrier chinois
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| 7 jour du 7 mois lunaire
| Fête chinoise des amoureux
| 七巧节 Qiqiaojie ||Basée sur le calendrier chinois
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| 15 jour du 7 mois lunaire || Fête des fantômes affamés
| 中元节 Zhōngyuánjié || Basée sur le calendrier chinois
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| 15 jour du 8 mois lunaire
| Fête de la mi-automne (Fête de la lune)
| 中秋节 Zhōngqiūujié || Basée sur le calendrier chinois
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| 9 jour du 9 mois lunaire || Fête du double neuf
| 重阳节 Chóngyángjié || Basée sur le calendrier chinois
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Mikhail Gorbatchev
Mikhaïl Sergueïevitch Gorbatchev, ou plus exactement Gorbatchiov (russe : Михаил Сергеевич Горбачёв) est un homme politique russe, né le 2 mars 1931. Il dirigea l'Union Soviétique entre 1985 et 1991.
Biographie
Originaire du Caucase, il étudia le droit à l'Université de Moscou où il rencontra sa future femme Raïssa.
Arrivé au poste de premier secrétaire du Partic communiste de l’Union des républiques socialistes soviétiques, Gorbatchev tente d’insufluer une nouvelle jeunesse à l’économie de l’URSS. Sa seconde NEP échoue, bloquée par l'appareil du parti. Gorbatchev met alors en place une politique de la glasnost et de perestroïka à partir de 1985 pour renouveller l’appareil du parti et le pays.
Se piquant d'ouvrir le dialogue avec Ronald Reagan, il propose officiellement que dans un message de nouvel an le président étatsunien adresse un court message télévisé à toute l'URSS tandis que le président de l'URSS fera de même sur une chaîne de télévision américaine. Le projet séduit ; chacun des deux présidents se montre très modéré dans son message ; la gorbymania commence à toucher les États-Unis. Un sondage révèlera même, à une époque, Gorbatchev plus populaire aux États-Unis que Reagan.
En février 1988, il décida de retirer les troupes soviétiques d'Afghanistan. La décision devint effective un an plus tard.
En 1989, en visite officielle en Chine peu avant les événements de la place Tiananmen, on sollicite son opinion sur la muraille de Chine : « Très bel ouvrage », dit-il, « mais il y a déjà trop de murs entre les hommes ». Un journaliste lui demande : « Voudriez-vous qu'on élimine celui de Berlin » ? Gorbatchev répond très sérieusement « Pourquoi pas ? ».
En 1990, il reçut le Prix Nobel de la paix pour sa contribution à la fin de la guerre froide. Pourtant, le de la même année, il est fortement hué par ses concitoyens.
En effet dans toute l'ex-URSS il est très impopulaire car considéré comme le fossoyeur de celle-ci.
Lors du coup d’État d'août 1991 il est écarté du pouvoir par la droite du Parti communiste soviétique, le coup d'État avorte mais Boris Ieltsine alors président de la République socialiste fédérative soviétique de Russie est le grand bénéficiaire de cet échec.
Il démissionne de son poste de président de l'URSS le 25 décembre 1991.
En 1995 il se représente à l'élection présidentielle de la Fédération de Russie, son score est faible.
Il joue en 1993 son propre rôle dans le film Si loin, si proche de Wim Wenders
Le 20 septembre 1999 Raïssa Gorbatcheva meurt d'une longue maladie.
Depuis le début de ce siècle il est engagé avec les ONG écologistes, et avec Daisaku Ikeda pour supporter la cause pacifiste.
Il est le dernier président de L'Union Soviétique, il a publié ses mémoires en 1996 dénonçant la politique de Boris Ieltsine et sa "trahison" envers le référendum d'Avril 1991 qui avait donné une majorité favorable au maintien de l'Union.
Le 27 octobre 2005, il a reçu le titre honorifique d’archonte du Patriarcat de Constantinople.
Voir aussi
- Dirigeants de l'URSS
- Glasnost
- Occupation soviétique de l'Afghanistan
- Perestroïka
- Union soviétique
- Pacifisme
- Russie
- Caucase
- Communisme
- PCUS
Lien externe
- [http://www.mikhailgorbachev.org/ MikhailGorbachev.org]
Gorbatchev, Mikhaïl
Gorbatchev, Mikhaïl
Gorbatchev, Mikhaïl
Gorbatchev, Mikhaïl
ja:ミハイル・ゴルバチョフ
Union des républiques socialistes soviétiquesL'Union des républiques socialistes soviétiques (Союз Советских Социалистических Республик), ou lUnion soviétique, ou URSS (СССР (prononcer "essessserre") en russe), était un État qui exista de 1922 jusqu'à sa dissolution en 1991. L'URSS s'étendait de la mer Baltique à la mer Noire et à l'océan Pacifique, c'est-à-dire toute la partie nord de l'Eurasie, et reprenait à peu près le territoire de l'ancienne Russie impériale, à l'exception notable de la Pologne et de la Finlande.
Le territoire de l'URSS varia dans le temps, et était composé, avant sa dissolution, de 15 républiques. La Russie était, de loin, la plus importante de ces républiques, tant du point de vue de sa surface que de sa population et est actuellement considérée comme l'héritière de l'URSS du point de vue diplomatique.
La formation de l'URSS fut le résultat de la révolution russe de 1917, qui mit fin au règne du Tsar Nicolas II.
L'organisation politique du pays était définie par le seul parti autorisé, le Parti Communiste de l'Union Soviétique. Le capitalisme d'État fut le régime qui caractérisa le pays de sa naissance à sa dissolution.
Les facteurs ayant provoqué la fin de l'Union soviétique furent essentiellement la dégradation de l'économie alliée à l'émergence de forces démocratiques et centripètes dans l'Union, auxquelles le régime essentiellement centralisateur et bureaucratique fut incapable de trouver une réponse.
Géographie de l'URSS
Durant son existence, l'URSS était sans doute le pays/empire le plus étendu que le monde ait jamais connu (22 402 200 km²), à l'exception possible de l'Empire mongol à son apogée. C'était également l'un des pays les plus variés, avec plus de 100 ethnies différentes présentes sur son territoire.
La population totale était estimée à 288 millions en 1990. L'Union soviétique était si étendue que, même après son effondrement, la Russie - qui succéda à l'URSS - demeure le pays le plus étendu du monde (devant le Canada), et reste un pays très diversifié, avec des dizaines de minorités telles que les Tatares, les Oudmourtes et bien d'autres ethnies non russes.
Histoire de l'URSS
Des révolutions à la guerre civile (1917-1921)
Dès le , la Russie tsariste connaît une agitation révolutionnaire qui va en s'aggravant après 1905 et la défaite russe dans le cadre de la Guerre russo-japonaise. L'agitation politique culmine en 1917 suite aux pénuries causées par la Première Guerre mondiale et aboutit à la chute du gouvernement impérial et à l'abdication de Nicolas II en mars 1917 suite à la Révolution de février.
Malgré la mise en place d'un gouvernement à visées démocratiques, l'agitation continue. Les bolchéviques, parti révolutionnaire représentant les soviets et mené par Lénine, renversèrent le gouvernement provisoire lors de la Révolution d'octobre1917.
Pendant la période entre 1917 et 1922, l'empire se scinda en républiques "soviétiques" dont le principe de fonctionnement était le centralisme démocratique basé sur les soviets. L'organe législatif était le soviet suprême tandis que le pouvoir exécutif était entre les mains du bureau politique du parti bolchévique (le Politburo).
La plus importante des républiques, et celle qui se considérait comme l'héritière de l'empire, était la république socialiste soviétique de Russie, qui recouvrait le territoire actuel de la Russie et dont le politburo était formé par Lénine, Trotsky, Staline, Kamenev et Nikolai Krestinsky, Lénine en étant le véritable leader.
La jeune république bolchévique décida de se sortir de la Première Guerre mondiale en concluant une paix séparée avec l'Allemagne. Un armistice conclu en décembre 1917 aboutit au traité de Brest-Litovsk en mars 1918 qui consacrait en pratique la défaite de la Russie qui cédait au vainqueur la majeure partie de l'Ukraine, la Biélorussie, les Pays baltes et la Pologne (la majorité des territoires cédés seront récupérés après la défaite allemande, sauf | | |